Accueil Actu Régions Hainaut

Les habitants de Gognies-Chaussée contraints de se raccorder aux égouts français: une facture salée en perspective

Environ 130 logements de Gognies-Chaussée dans le Hainaut devront faire face à des travaux conséquents pour se raccorder aux égouts situés de l'autre côté de la frontière en France, engendrant des dépenses importantes pour les propriétaires.

Les habitants de Gognies-Chaussée, sont confrontés à une nouvelle obligation : se raccorder aux égouts situés de l'autre côté de la frontière, en France. Environ 130 logements sont concernés par cette décision qui oblige les propriétaires à financer des aménagements de raccordement à leurs frais.

Certains vont devoir faire face à une facture conséquente, allant jusqu'à 8.000 euros. Une situation compliquée qui suscite des inquiétudes : "Les temps sont durs pour tout le monde et on ne parle pas de 100 €, on parle de plusieurs milliers d'euros, voire, pour certaines personnes, encore plus. Certaines personnes doivent remettre tout leur jardin en état, on doit creuser, on doit remettre des canalisations et supprimer les fosses septiques", explique un riverain.

Pour rappel, en Région wallonne, les nouvelles habitations doivent maintenant être équipées de ce système de séparation des eaux, une priorité depuis longtemps chez nos voisins français.

L'accord entre la France et la Belgique qui annonçait la prise en charge des eaux belges par la station a été signé en 2008. La station d'épuration française, active depuis quelques mois, pose malgré tout un problème. Elle accueille uniquement des eaux usagées et non pas les eaux de pluie. Pourtant, en Belgique, ces eaux sont mélangées.

Face à cette situation complexe, la commune va tenter d'analyser au cas par cas les habitations et pourrait mettre la main au portefeuille. Le 1ᵉʳ échevin de la commune de Quévy, David Volant, a souligné que la commune cherchait des solutions pour atténuer le poids financier qui pèse sur les habitants concernés : "Notre volonté, ce sera de les soutenir et également de prendre notre bâton de pèlerin pour essayer de trouver d'autres moyens de financer leurs travaux avec la Région wallonne et la SPGE (NDLR : Société publique de gestion de l'eau)".

 

 

 

À lire aussi

Sélectionné pour vous