De et par Charles Henneghien
En partenariat avec Papotte popotte, le Ccca, Vie féminine Centre Ardenne et la Bibliothèque publique.
Infos et réservations : Centre culturel de
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Le Centre culturel renoue avec sa programmation de conférences en après-midi. Petit clin dil à sa 50ème saison dexistence par le thème, cette soirée est aussi une belle opportunité de découvertes, de rencontres et de discussions pour tous mais plus encore pour les aînés parfois frileux pour les sorties tardives
Médecin de formation, Charles Henneghien est devenu photoreporter par passion.
En cinquante ans de carrière, entre ses reportages aux quatre coins du monde, il a photographié la grisaille des banlieues de ce pays bizarre qu'est la Belgique.
C'est le sujet de son nouveau livre paru à La Renaissance du Livre. Commentant ses archives familiales et ses photos de l'époque, Charles Henneghien brosse une fresque des bouleversements sociologiques survenus dans nos sociétés dans la deuxième moitié du vingtième siècle
Les premières images datent des années cinquante : un monde sans Gsm, sans ordinateurs, sans télévision, sans supermarché, sans frigidaire, sans chauffage central, sans vacances à la Costa del Sol ou en Thaïlande.
Mais c'était aussi le temps des ducasses, des fêtes de quartier et des bals populaires, des parties de cartes et des bistrots à chaque coin de rues. Au village, les familles cultivaient leur jardin. On achetait le lait et le beurre à la ferme. On vivait porte ouverte. La cafetière était toujours à portée de la main : on s'invitait entre voisins à toute occcasion. C'est toute une mémoire collective que réveillent ces images de vie quotidienne.
Puis, les temps changent. C'est l'époque des blue-jeans, des juke-box et des blousons noirs, des filles qui fument et se teignent en blondes. Les modes venues d'Amérique, la télé, les autoroutes, les supermarchés modifient profondément les modes de vie et les mentalités. La société de consommation s'installe. Globalement, le niveau de vie s'améliore.
Mais les grèves de l'hiver '60 annonçaient déjà des lendemains qui déchantent. La première crise du pétrole avec ses dimanches sans voiture marque la fin des golden sixties. Les charbonnages ont fermé, la sidérurgie et l'industrie lourde entrent en récession. La Wallonie se couvre d'usines en ruines et de friches industrielles.
On ne pourra éviter, dans le débat, la crise politique récente mais l'auteur ne souhaite pas que son livre devienne l'oraison funèbre de la Belgique de papa.
Il termine l'exposé sur des images de fêtes qui restent, chez nous, bien vivantes. Or, dit-il, la fête est le baromètre de la vitalité d'un peuple.
Ces images prennent aujourd'hui valeur d'archives. Venez les découvrir et les commenter. Vous vous apercevrez que la nostalgie a de bien douces saveurs