Depuis quelques semaines, « L'Ecole des Fans » est diffusée sur Club RTL, avec vous à la présentation, mais ici en Belgique, on se pose une question : qu'avez-vous fait depuis tout ce temps ?
Plein de choses ! Après mon éviction de TF1, je me suis retrouvé à la présentation d'une émission sur Canal Sat en France « Les Copains d'accord ». Je me suis également consacré tout un temps à l'écriture et à la composition de mon 2ème album. J'en avais déjà fait un en 2000 et je suis venu enregistrer le 2ème à Bruxelles en 2005-2006. Vous allez me dire qu'on ne les entend pas beaucoup ces chansons, mais c'est parce que pour les radios, je suis avant tout un animateur de télévision et non pas un chanteur-compositeur-interprète.
J'ai également tourné différentes publicités depuis 2007 et j'ai fait aussi de la radio.
Et finalement, en 2009, on m'a proposé « L'Ecole des Fans ». J'ai réfléchi un peu et puis j'ai accepté bien sûr , c'est vraiment une émission pour toute la famille et un véritable succès jusqu'à maintenant.
Donc, on peut dire que j'ai fait pas mal de chose depuis tout ce temps, mais c'est vrai qu'en Belgique on m'a moins vu. Mais c'est un problème résolu puisqu'on peut me revoir sur Club RTL.
Pourquoi avoir accepté cette émission ?
J'ai accepté parce que je pense que le concept à la base est un bon concept. L'émission se fait sur une scène et je peux dire que je suis un homme de scène et que j'adore ça. Ensuite c'est aussi une émission de variété. J'ai fait pas mal d'émissions de ce genre dans ma carrière, des émissions qui ont toujours bien marché et qui m'ont permis d'avoir de bon contact avec les artistes, les chanteurs, les interprètes. Toutes ces personnes sont ravies, je crois, de participer à cette émission.
Quel est la raison du succès d'une telle émission ?
« L'école de fans », c'est un show, un show fait par les enfants, les parents, l'animateur, tout le monde met la main à la pâte et à partir de là, la mayonnaise prend ou ne prend pas. Vous pouvez avoir un bon artiste mais un public pas terrible et ça ne marchera pas. C'est l'ensemble qui fait que c'est une bonne émission.
N'avez-vous pas peur que l'on vous compare à Jacques Martin, figure emblématique de « L'école des fans » ?
Jacques Martin c'était les années 70-80-90. Maintenant on est en 2011, malheureusement Jacques Martin n'est plus là, le temps a passé, les choses ont évolué, la technique aussi et Internet est passé par là tout comme la webcam et la téléréalité. Tout ça amène quelque chose de différent.
Si on a repris cette émission en gardant le titre, ce n'était pas pour bouleverser le concept bien sûr, sinon on changeait le nom. Ici on a voulu garder le concept mais en y apportant toute la modernité due aux 12 années qui se sont écoulées depuis la dernière de « L'école des fans ».
Ensuite, ma personnalité n'est pas celle de Jacques Martin et mon but n'est pas de faire du Jacques Martin, je suis là pour faire du Philippe Risoli. C'est ce que je fais de mieux. Ça fait quand même 20 ans que je fais de la télé, donc les téléspectateurs me connaissent. Et lorsqu'ils viennent voir l'émission, même si on a tous une admiration pour Jacques Martin ils viennent retrouver un concept et j'ose espérer que ça leur fait plaisir aussi de me retrouver moi.
En Belgique, on a eu notre version du Juste Prix, cela vous aurait-il plu de présenter cette émission ?
Non pas du tout ! En 2001, lorsque le Juste Prix s'est arrêté, ça faisait déjà 2 ans que je disais que je ne voulais plus présenter cette émission, on m'a dit de continuer, mais j'estimais en avoir fait le tour. C'est une chouette émission, un bon format, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'animer mais pour moi, c'est un peu comme une femme qu'on a aimé mais qu'on aime plus. Il faut pouvoir mettre le mot fin sur une aventure.