Le PS a donné dimanche le coup d'envoi de sa campagne pour les élections communales. Les socialistes ont choisi comme thème la vie quotidienne des citoyens, qu'ils déclineront sous le slogan "votre quotidien, notre combat". Au cours d'un congrès devant un millier de personnes à Liège, le président Thierry Giet, précédé de quelques personnalités du parti, a évoqué les préoccupations du PS pour le scrutin d'octobre et averti les candidats qu'ils auront à répondre aux interpellations des citoyens sur la rigueur budgétaire appliquée par les gouvernements du pays.
Le logement, une priorité
"Il faudra expliquer courageusement, en toute honnêteté, les choix difficiles assumés par les différents gouvernements pour notre modèle social", a-t-il déclaré. Au rang des priorités socialistes pour ces élections, figure le logement pour répondre à la croissance démographique que connaîtront la Wallonie et Bruxelles dans les 20 ans qui viennent, l'accueil de la petite enfance -les socialistes prônent des heures d'ouverture plus souples des crèches, la possibilité d'un accueil d'urgence ou d'un enfant malade, etc.-, ou encore un "plan local des aînés" dans chaque commune.La sécurité a été mise à l'honneur.
"Rien de pire que le sentiment d'impunité"
"Ce serait une erreur de laisser le champ libre à la droite qui n'hésitera pas à s'en servir pour mettre nos bourgmestres en difficulté", a souligné le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer. Tout en se défendant de tomber dans le piège de l'"hypersécurité", le PS réclame une approche globale, reposant sur une politique autant préventive que répressive -"rien de pire que le sentiment d'impunité quand le reste a échoué", a fait remarquer M. Demeyer- et de proximité.
Plus de gardiens de la paix
Le PS veut garantir le recrutement de "gardiens de la paix", amplifier les sanctions administratives pour lutter contre les incivilités, renforcer la sécurisation de certaines professions comme les médecins ou les postiers, etc. Les municipalistes se plaignent régulièrement des difficultés financières que connaissent les communes, notamment en raison d'un transfert de charges venant d'autres niveaux de pouvoir. M. Giet en a donc appelé à l'application par le fédéral du principe de neutralité budgétaire envers les pouvoirs locaux, comme cela est déjà le cas pour les Régions wallonne et bruxelloise et pour la Fédération Wallonie-Bruxelles.
111 bourgmestres
Le PS dispose d'un ancrage local solide: il compte 111 bourgmestres, 15 députés provinciaux, 450 échevins et plus de 100 présidents de CPAS. "Le 14 octobre, les comptes seront faits. Vu l'ampleur des défis qui attendent notre pays, il importe que le PS reste la première force politique de Wallonie et de Bruxelles", a lancé M. Giet.












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