Les partis francophones associés à l'accord institutionnel sont en train de perdre la course avec les séparatistes et les confédéralistes. Ils ont sacrifié les intérêts fondamentaux des francophones en périphérie, à Bruxelles et en Wallonie, au point de mettre leur prospérité en danger, a affirmé ce dimanche le président des FDF Olivier Maingain, lors de ce rassemblement élecoral de son parti.

 

"Les partis francophones ont déroulé le tapis jaune et noir sous les pas de la N-VA"

"Le manque de lucidité et de courage de la majorité institutionnelle incluant les Ecolos a scellé des accords dont Kris Peeters et Wouter Beke disent déjà qu'ils sont dépassés et qu'il faut préparer l'étape suivante de la réforme institutionnelle", a ajouté Olivier Maingain devant 400 militants réunis en rangs serrés au centre cuturel de Woluwe-Saint-Pierre. Se disant fier de l'autonomie reprise par les FDF, il a souligné qu'à son exception, tous les partis francophones s'étaient engagés "ont déroulé le tapis jaune et noir sous les pas de la N-VA".

 

Herman Van Rompuy "européen le jour, nationaliste flamingant la nuit"

Son discours a par ailleurs été marqué par une lourde charge à l'égard du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy "peut-être européen le jour, mais un nationaliste flamingant la nuit et plus encore la week-end lorsqu'il roule aux côtés des TAK, VMO, Vlaams Belang et N-VA au Gordel". "Et que dire de Mme Van Rompuy lorsqu'elle accueille sur sa liste à Rhode-Saint-Genèse, des candidats aux propos haineux et puants, venant des rangs les plus extrémistes flamingants", a-t-il insisté.

 

Turtleboom "la pire ministre que je connaisse" 

Olivier Maingain n'a pas mâché non plus ses mots envers une autre personnalité politique flamande. Interrogé par notre journaliste Thomas de Bergeyck, le chef de files des FDF a vivement critiqué Annemie Turtelboom, ministre de la Justice (Open Vld). "Je suis fâché contre ceux qui crient sécurité, sécurité alors que tout le monde sait, à Bruxelles mais c'est aussi vrai dans toutes les grandes villes, que le travail policier n'a pas de suivi judiciaire parce qu'il n'y a pas assez de magistrats. Et la ministre libérale, Mme Turtelboom est la ministre la plus incompétente que je connaisse depuis bien longtemps dans le paysage politique. Alors que Mr Michel lui demande d'abord de nommer enfin des magistrats tant au parquet de Bruxelles qu'au tribunal correctionnel. Quand on aura dix magistrats de plus au parquet et trois au tribunal, on pourra commencer à faire le suivi judiciaire du travail policier. La sécurité, cela passe par une justice efficace", a-t-il soutenu.