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La "boîte noire" plombe les restaurateurs belges: "Le travail au noir permettait de payer des salaires convenables"

La
 

La caisse intelligente est obligatoire depuis le 1er janvier 2016 pour les établissements dont le chiffre d'affaires dépasse 25.000 euros par an afin d'éviter fraude fiscale et sociale.

Les conséquences des caisses intelligentes commencent à se faire sentir. Ces caisses ont entraîné une hausse de 11% des faillites selon le SNI, le syndicat neutre pour indépendants.

Les restaurateurs ont dû changer leurs habitudes et leurs pratiques. Vincent Chevalier a rencontré certains d’entre-eux à Bruxelles.

 
"Ce noir permettait de payer des salaires convenables"

Les restaurateurs l’appellent "la boîte noire". Elle leur pose un gros problème, notamment en ce qui concerne les contrats de travail.

"Un certain nombre de restaurateurs produisait de l’argent en noir. Ce noir permettait de payer des salaires convenables aux personnel", explique Eric, patron d’un restaurant Place Sainte Catherine.

Tous le confirment, le travail au noir est un secret de polichinelle dans le secteur de l’HORECA.

 
"Aucun restaurant ne déclarait quelque chose complètement"

"En Belgique, aucun restaurant ne déclarait quelque chose complètement" confirme Saad, serveur dans le quartier des galeries royales. "Mais maintenant, ils sont obligés, ça fait un sale coup."

 
"Du coup, le service peut être moins bien"

Arnaud travaille au Roi des Belges. Pour lui, les bars qui font de la petite restauration s’en sortent encore grâce à la boisson. "J’ai des amis qui sont restaurateurs, ils étaient une équipe de huit personnes, mais maintenant ils sont trois à travailler", raconte-t-il. "Du coup, le service peut être moins bien, il y a plein de petits détails".

 
"On a dû réduire la carte de la nourriture pour n'être qu'un bar"

Cette petite restauration, certains bars l’ont désormais abandonnée, comme l’explique ce serveur de Saint-Géry. "Avec la boîte noire, on est plus taxé sur tout ce qui est restauration", commente-t-il. "Du coup, on a dû réduire la carte de la nourriture pour ne plus être dans le cadre d’un restaurant et n’être qu’un bar. Le midi, on n’a plus personne, vu qu’on n’a plus rien à manger."

Pour enrayer ces pertes, le SNI demande d’urgence une réduction de la TVA à 6%, aussi bien pour la nourriture que pour les boissons.

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