Le tirage des numéros des listes nationales pour les élections législatives du 13 juin prochain a eu lieu ce mercredi midi, à Bruxelles, dans le bâtiment Park Atrium, où réside la direction Population et Institution du Service public fédéral Intérieur. Ces numéros déterminent l'ordre des partis sur les bulletins électoraux et sur les écrans des ordinateurs en cas de vote électronique.

Voici la liste des numéros des treize listes nationales pour les élections législatives anticipées:


1: Vlaams Belang
2: Vivant
3: Lijst Dedecker
4: Open Vld
5: PS
6: MR
7: FN
8: cdH
9: CD&V
10: sp.a
11: NV-A
12: Ecolo
13: Groen!
 

Le Vlaams Belang a donc décroché le numéro un, l'un des plus convoités, selon les présidents de partis interrogés avant le tirage. Mais que pensent les hommes politiques des numéros qui sont attribués à leur parti pour les élections ? Souvent, ils donnent l'air de s'en moquer, mais ils ont toujours l'air satisfait. Ils rivalisent dès lors d'érudition numérologique et symbolique pour donner du sens au hasard.

 

Ecolo tire le 12: un hasard étonnant

L'un des deux co-présidents d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, espérait ainsi un numéro comme le 1, le 2 ou le 7 et si possible "pas au-delà de 9". Avec le 12 finalement tiré, il a souligné qu'il s'agissait désormais "d'un pourcentage à dépasser" le 13 juin.

Certains internautes nous ont souligné un fait étonnant. Deux jours avant le tirage, Ecolo a présenté une affiche électorale avec comme numéro de liste, le chiffre "12". Une coïncidence interpellante. Mais, les Verts avaient pourtant choisi ce chiffre au hasard et prévoyaient de le modifier si nécessaire, après le résultat du tirage. "Ce qui nous épate, c'est que par pur hasard quand on a présenté l'affiche, on avait mis le 12 comme numéro d'exemple. Du coup, au fur et à mesure que l'on voyait les numéros sortir, on se disait 'c'est pas vrai' parce que plusieurs personnes nous ont déjà demandé si c'était truqué. Mais je certifie que cela s'est fait en direct. C'est peut-être une intuition. C'est l'agence qui avait choisi le 12. On va donc peut-être aller les voir pour avoir le score des élections", a ironisé Jean-Michel Javaux au micro de Bernard Lobet.

 

"Un moment symbolique"

De son côté, le président du PS, Elio Di Rupo, a déclaré que le tirage au sort, "c'est un moment symbolique, le lancement réél de la campagne". Son vice-président André Flahaut a souligné que le numéro 5 du PS allait être "immédiatement communiqué" aux imprimeurs pour leur permettre de lancer la production des affiches et des dépliants de campagne.

 

"Quel pays"

Interrogé sur le numéro un décroché par le Vlaams Belang, le président du MR, Didier Reynders, a assuré que son parti ne serait pas en concurrence avec la formation d'extrême droite flamande, sauf dans l'arrondissement - non scindé - de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). "J'espère que les gens préféreront le MR" au Belang, a-t-il ajouté après avoir obtenu le 6.

"Quel pays", a pour sa part laissé échapper la présidente du cdH, Joëlle Milquet, lors de l'attribution du numéro un au Vlaams Belang.

 

"Le 8, c'est les rondeur, la chaleur, la séduction"

Dans le passé, certaines personnalités politiques avaient déjà fait des commentaires peu banals sur les numéros tirés. En 2007, le MR avait reçu le numéro 5: "J'espère qu'on sera reçu 5 sur 5 par les électeurs", avait déclaré Didier Reynders. En 2009, pour les régionales, le PS recevait le numéro 2: "La solidarité commence par 2", disait alors savamment Elio Di Rupo. Joëlle Milquet avait été plus subtile: "3 indique la troisième voie, au-delà d'une droite et d'une gauche qui se chamaillent".

Le meilleur pour la fin: Louis Michel, heureux du 8 de son parti le MR, était plus poétique: "Il y a beaucoup de rondeurs au 8. Et les rondeurs, c'est la douceur, c'est la séduction, l'amitié et la chaleur".