Un Premier ministre francophone ? 42% des flamands sont prêts à l’accepter, selon un sondage VTM. Même Bart De Wever, dans la Libre Belgique n’y est pas opposé, précisant que le poste ne l’intéresse pas. C'est le nom d'Elio Di Rupo, le président du PS, qui revient le plus souvent quand il s'agit d'imaginer un francophone à la tête du pays. Mais les Flamands verraient tout de même plutôt Bart De Wever comme Premier ministre. L’intéressé a cependant rappelé ce samedi matin dans La Libre Belgique qu'il n'était pas intéressé par le poste. Il rappelle par contre aux futurs négociateurs francophones qu’il veut créer une Belgique confédérale... avec scission de la sécurité sociale.
Di Rupo plus enclin à concéder du terrain aux Flamands ?
Du côté flamand, l'idée d'un Premier ministre francophone n’est donc pas forcément rejetée. « Je crois que c’est vraiment une possibilité que l’on peut envisager. On voit que les derniers jours en Flandre, un petit débat a été lancé pour savoir si c’est envisageable ou souhaitable qu’un francophone devienne le premier ministre de notre pays », relatait Steven Samyn, journaliste politique au Standaard, au micro de Frédéric Delfosse.
Certains Flamands commencent même à y trouver certains avantages. « Certaines parties du monde politique flamand, des partis peut-être plus à droite et plus focalisés sur le communautaire, pensent effectivement qu’avec Di Rupo comme Premier ministre, on devra peut-être faire plus de concessions notamment communautaires aux Flamands », affirme Dave Sinardet, politologue à la VUB.
Même la N-VA y pense
Même la N-VA, le parti nationaliste de Bart De Wever, y pense. « En 2007, la N-VA avait fait une campagne un peu contre Di Rupo qu’ils avaient présenté comme le symbole de la Wallonie et des francophones qui bloquaient tout et potentiellement la Flandre. Aujourd’hui, on entend De Wever dire : "Bah, Di Rupo Premier ministre, pourquoi pas. Si cela veut dire que l’on peut avoir une vraie réforme institutionnelle" », rappelle Dave Sinardet.
L'image de Daerden et sa maîtrise du néerlandais: deux points noirs
Il reste cependant un point noir en Flandre pour le président du PS. « L’image du PS en tout cas en Flandre n’est pas très bonne. Pas vraiment l’image d’Elio Di Rupo, mais surtout l’image des gens comme Michel Daerden qui est un problème », souligne Steven Samyn.
Enfin, le reproche le plus souvent adressé par les Flamands au socialiste est sa maîtrise du néerlandais. Elio Di Rupo devra peut-être prendre des cours approfondis après le 13 juin…













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