Fait inhabituel, la ministre de l'Intérieur Annemie Turtelboom a décidé de demander au gouverneur du Brabant flamand Lodewijk De Witte d'envoyer lui-même des convocations électorales en néerlandais dans quatre communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Ces communes n’ont pas encore pris de décision à ce sujet : elles ont jusqu’au 29 mai prochain pour envoyer elles-mêmes les convocations. La ministre dit ainsi vouloir éviter "un théâtre" dans les communes concernées, à savoir Crainhem, Linkebeek, Wezembeek-Oppem et Rhode-St-Genèse. Toutefois, il se murmure déjà qu’Annemie Turtelboom n’a absolument aucune injonction à donner à un quelconque gouverneur à ce niveau-là, et que son initiative serait tout à fait inhabituelle.

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Une initiative "sans fondement légal"

Les trois bourgmestres non nommés de la périphérie bruxelloise, Damien Thiery, François van Hoobrouck et Arnold d'Oreye ont dénoncé l'initiative "inacceptable" et "sans fondement légal" de la ministre de l'Intérieur. "Plutôt que de perturber la bonne organisation des élections dans les communes de la périphérie bruxelloise où les bourgmestres respectent la loi, nous ne pouvons que l'encourager à consacrer ses efforts à mettre au pas les bourgmestres flamands qui boycottent l'organisation d'élections libres", ont commenté les trois bourgmestres.

 

Les bourgmestres respecteront la dernière circulaire

Ces mêmes bourgmestres ont affirmé qu'ils respecteraient le prescrit de la dernière circulaire du ministre fédéral de l'Intérieur qui détermine l'emploi des langues pour les opérations électorales dans les six communes à facilités. Celle-ci stipule que les convocations électorales doivent être considérées, au sens des lois sur l'emploi des langues en matière administrative, comme des rapports avec des particuliers... et qu'il en résulte qu'à Bruxelles et dans les communes à facilités de la périphérie, elles doivent être rédigées exclusivement dans la langue dont le particulier intéressé fait usage dans ses rapports avec l'autorité locale.