Le vice-Premier ministre et président du MR, Didier Reynders, a demandé ce mardi au Premier ministre Yves Leterme et à la ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom, que toutes les mesures soient prises pour que les Belges de l'étranger qui se sont inscrits en français dans une communes à facilités puissent effectivement voter. Il veut aussi savoir si le CD&V et le sp.a soutiennent la décision du ministre flamand Geert Bourgeois. M. Reynders a réagi à la décision du ministre flamand des Affaires intérieures, Geert Bourgeois, d'annuler partiellement la décision du conseil communal de Rhode-Saint-Genèse d'inscrire sur les listes électorales les Belges de l'étranger qui ont choisi cette commune à facilités de la périphérie bruxelloise. L'annulation concerne l'inscription de Belges de l'étranger qui ont rempli les formalités en français.

 

Que Leterme et Turtelboom prennent les mesures promises...

M. Reynders avait déjà demandé des assurances vendredi dernier lors d'un Conseil des ministres pour que les Belges de l'étranger qui se sont inscrits en français dans une des communes à facilités ne soient pas radiés comme cela avait déjà été le cas précédemment. Il va réitérer sa demande, a-t-il indiqué mardi. "Le Premier ministre Yves Leterme s'est engagé à ce que tout se passe bien lors des élections du 13 juin. Il en va de même pour la ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom", a-t-il commenté. Il attend donc d'eux que toutes les mesures soient prises au niveau fédéral pour permettre à ces Belges de voter.

 

CD&V et sp.a, soutenez-vous cette provocation ?

"Je voudrais aussi savoir si le CD&V et le sp.a, partenaire de la N-VA au gouvernement flamand, soutiennent les décisions caricaturales et inutilement agressives de Geert Bourgeois", a encore dit M. Reynders. "Les présidentes de ces deux partis (Marianne Thyssen et Caroline Gennez) se promènent sur les plateaux de télévision en répétant qu'il faut garder son sang-froid, qu'il faut éviter les provocations et travailler à des solutions. Je voudrais savoir si elles soutiennent cette décision caricaturale qui concerne des Belges qui ne vivent même pas ici", a-t-il ajouté.

 

Milquet et le cdH indignés par la décision de Bourgeois

"Une fois de plus, le ministre flamand des Affaires intérieures, Geert Bourgeois, démontre qu'il accorde plus d'importance à une interprétation erronée de la législation linguistique qu'au respect du droit de vote de plus de 200 citoyens belges", a dit mardi le cdH. Il attend de la ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom, qu'elle prenne les mesures d'inscription d'office des Belges de l'étranger qui se sont inscrits en français dans une commune à facilités. Le cdH et sa présidente, Joëlle Milquet, ont également réagi à la décision du ministre flamand d'annuler partiellement la décision du conseil communal de Rhode-Saint-Genèse. Concrètement, disent-il, cette décision revient à rayer ces Belges des listes des électeurs et à les priver d'un de leur droit fondamental, en l'occurrence le droit de vote.

 

Une décision illégale ?

"Imposer à un Belge de l'étranger l'emploi du néerlandais pour l'inscription dans une commune relevant du régime des facilités ou refuser un tel formulaire constitue une violation des lois sur l'emploi des langues. Un arrêt de la Cour d'Appel de Bruxelles du 13 mai 2003 a d'ailleurs spécifiquement reconnu le droit pour les Belges de l'étranger d'utiliser les formulaires en français", a rappelé le cdH dans un communiqué. La décision du ministre flamand "est d'autant plus surprenante qu'elle s'inscrit en totale contradiction avec les instructions du SPF Affaires étrangères adressées aux postes diplomatiques pour les communes à facilités de laisser à l'électeur le libre choix de sa langue et de son formulaire", dit encore le parti humaniste.

 

A Turtelboom de jouer

Mme Milquet annonce qu'elle interpellera Mme Turtelboom "compétente pour prendre des mesures d'inscription d'office de ces électeurs lors des élections fédérales". "Si ce n'est pas le cas, le cdH apportera son appui aux citoyens qui intenteront, comme par le passé, un recours en référé pour faire valoir leurs droits", conclut le communiqué du cdH.

 

Milquet et le cdH indignés par la décision de Bourgeois


"Une fois de plus, le ministre flamand des Affaires intérieures, Geert Bourgeois, démontre qu'il accorde plus d'importance à une interprétation erronée de la législation linguistique qu'au respect du droit de vote de plus de 200 citoyens belges", a dit mardi le cdH. Il attend de la ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom, qu'elle prenne les mesures d'inscription d'office des Belges de l'étranger qui se sont inscrits en français dans une commune à facilités. Le cdH et sa présidente, Joëlle Milquet, ont également réagi à la décision du ministre flamand d'annuler partiellement la décision du conseil communal de Rhode-Saint-Genèse. Concrètement, disent-il, cette décision revient à rayer ces Belges des listes des électeurs et à les priver d'un de leur droit fondamental, en l'occurrence le droit de vote.

 

Une décision illégale ?

"Imposer à un Belge de l'étranger l'emploi du néerlandais pour l'inscription dans une commune relevant du régime des facilités ou refuser un tel formulaire constitue une violation des lois sur l'emploi des langues. Un arrêt de la Cour d'Appel de Bruxelles du 13 mai 2003 a d'ailleurs spécifiquement reconnu le droit pour les Belges de l'étranger d'utiliser les formulaires en français", a rappelé le cdH dans un communiqué. La décision du ministre flamand "est d'autant plus surprenante qu'elle s'inscrit en totale contradiction avec les instructions du SPF Affaires étrangères adressées aux postes diplomatiques pour les communes à facilités de laisser à l'électeur le libre choix de sa langue et de son formulaire", dit encore le parti humaniste.

 

A Turtelboom de jouer

Mme Milquet annonce qu'elle interpellera Mme Turtelboom "compétente pour prendre des mesures d'inscription d'office de ces électeurs lors des élections fédérales". "Si ce n'est pas le cas, le cdH apportera son appui aux citoyens qui intenteront, comme par le passé, un recours en référé pour faire valoir leurs droits", conclut le communiqué du cdH.