Réuni à Louvain-la-Neuve, le Mouvement réformateur (MR) s'est porté garant du respect de la valeur travail et de la sécurité à l'occasion de son dernier congrès de campagne dimanche à Louvain-la-Neuve. Défenseur de la "dignité des francophones", il se dit prêt à discuter d'une autonomie accrue et d'une responsabilisation des Régions mais aussi d'un renforcement de la structure fédérale.

A cet égard, il attend de voir quels sont les responsables politiques, au nord du pays, "capables de dire qu'il faut vivre autour d'un projet commun". Le vice-président du MR, Willy Borsus a souligné la symbolique de tenir un congrès de fin de campagne à Louvain-la-Neuve, la ville créée après le Walen Buiten. "Quarante trois années après", avec la résurgence des "tensions communautaires", on a le sentiment de voir "repasser les plats", a-t-il dit.

Le MR fait le constat que le communautaire a largement animé le début de campagne. Il est prêt à discuter d'une autonomie et d'une responsabilisation renforcée des Régions, qui fait consensus au nord, mais demande dans le même temps un renforcement de la "structure fédérale". Le président du MR Didier Reynders a réitéré son plaidoyer en faveur d'une "circonscription fédérale" qui permettra aux candidats de défendre les mêmes idées partout dans le pays.

 

Se méfier des promesses en l'air des autres partis

M. Reynders a par ailleurs appelé le "peuple francophone" à se "forger un projet", un "destin" si la condition à la négociation institutionnelle est effectivement d'aller vers un renforcement des Régions. Confiant à une semaine du scrutin du 13 juin, le président Didier Reynders, a appelé l'électeur à déterminer son choix entre un MR porteur de "solutions" pour l'avenir, et "l'immobilisme" ou "le conservatisme" que "d'autres formations font peser sur nos Régions". Sans citer le PS, le cdH ou Ecolo qui gouvernent ensemble en Régions, M. Reynders a souligné les "contrastes" existant entre les formations politiques. Faisant une priorité du travail, une thématique défendue partout ailleurs et reprise dans le slogan du PS, le MR invite l'électeur à sa méfier des promesses en l'air. Souhaitant valoriser "l'effort" de ceux qui travaillent ou ont travaillé, il a mis en balance le bilan des ministres des pensions et des indépendants, Michel Daerden (PS) et Sabine Laruelle (MR). "Il y des gens qui annoncent qu'ils vont revaloriser les pensions comme ils ont dit qu'ils allaient refaire les routes. Nous allons revaloriser le travail comme on a amélioré le statut des indépendants", a lancé Didier Reynders.

Le MR a rappelé ses demandes de baisses de charges, d'accompagnement plus rapide des demandeurs d'emploi et de formation. "Première des libertés", le MR s'est également dit attaché au respect de la sécurité des citoyens. Evoquant plusieurs drames qui se retrouvés au devant de l'actualité médiatico-judiciaire ces derniers mois, il a rappelé ses propositions dont l'instauration dans certains cas de "peines incompressibles". Evoquant également le thème de l'immigration, le MR a rappelé son souci de voir accueillis "ceux qui souffrent" à la condition qu'ils "partagent les valeurs universelles qui fondent le projet européen". Didier Reynders a également appelé les autres formations politiques francophones à trouver un "consensus" permettant d'éviter que ne soit "importé l'intégrisme" ou que ne renaissent "chez nous les extrémismes".