Le succès de la  N-VA est énorme. La presse flamande est unanime : on parle d’un événement "noir et jaune" historique. Mais les éditorialistes flamands parlent aussi d’un énorme paradoxe : la N-Va doit maintenant réussir là où Yves Leterme a échoué à maintes reprises. Sera-t-il possible pour le parti nationaliste de régler les problèmes institutionnels que connaît la Belgique ? En tout cas, la fulgurante poussée de la N-VA l'amène à devenir le plus grand parti de Belgique. Avec 27 sièges, elle comptabilise à elle seule la presque totalité des sièges de l'ancien cartel qu'elle formait avec le CD&V, et qui comptait 30 sièges. La N-VA obtient, par ailleurs, 9 sièges au sénat.

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L’énorme responsabilité de Bart de Wever

Pour l'éditorialiste du "Morgen", Yves Desmet, le résultat a également placé Bart De Wever devant une énorme responsabilité et un choix déchirant: soit rechercher une majorité des deux tiers en mesure de réaliser une grande réforme de l'état et la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde avec Elio Di Rupo comme premier ministre, soit adopter une stratégie de pourrissement et de blocage comme groupe politique le plus important et en tant que membre du gouvernement flamand.       


Campagne contre Elio Di Rupo : "Ne te laisse pas nouer"

L'événement est historique en ce que pour la première fois, un parti nationaliste est la première formation de Flandre, a souligné Pieter Blomme, du quotidien "De Tijd". Celui-ci a mis en évidence l'ironie du sort qui fait qu'en 2007, la N-VA avait fait campagne contre le président du PS Elio Di Rupo sous le slogan "ne te laisse pas nouer", faisant allusion au noeud papillon du président du PS, et qu'à présent, le patron de la N-VA devrait se mettre à table avec celui-ci pour former un gouvernement, alors que leurs formations n'ont pas grand chose en commun.