Le Roi a reçu en audience ce jeudi après-midi Bart De Wever au château de Laeken. Albert II a chargé le président de la N-VA d'une mission d'information. Bart De Wever a accepté cette mission. D'après Loïc Parmentier, sur place pour RTL TVi, le grand gagnant des élections au nord du pays a quitté le château vers 16h15, sans faire le moindre commentaire. A 15h, le souverain avait d'abord consulté le président du PS, Elio Di Rupo. La rencontre avait duré une bonne demi-heure.
Ces trois derniers jours, Albert II avait rencontré l’ensemble des présidents des partis démocratiques représentés au Parlement. On s’attend donc à ce qu’il prenne une initiative ce jeudi et qu’il nomme un informateur. Le nom de Bart De Wever circulait déjà parmi les candidats potentiels.
Pas de discussions "sans fin"
Peu après l'annonce de sa nomination, le président de la N-VA a fait savoir qu'il remplira sa mission dans la plus grande discrétion. L'informateur ajoute qu'il mènera des discussions avec les principaux acteurs politiques, socio-économiques et de la société civile. M. De Wever précise qu'il ne prévoit pas des discussions "sans fin".
"J'interrogerai mes invités sur leurs principales idées sur les trois grands problèmes auxquels le prochain gouvernement sera confronté: comment aborder les problèmes financiers, comment mettre en oeuvre une réforme de l'Etat et comment renforcer le lien social." Sur la base du résultat de ces entretiens, M. De Wever décidera "si la phase suivante de la formation du gouvernement peut être engagée".
Le texte de cette communication a été transmis uniquement en néerlandais en même temps que l'annonce que M. De Wever le lira pour la presse audiovisuelle à 17h30 dans le péristyle du parlement.
Majorité des 2/3
Mercredi, le président du PS, Elio Di Rupo, a souligné l'ampleur du travail à accomplir en vue de la formation d'un nouveau gouvernement issu des élections du 13 juin. Il croit cependant en la conclusion d'un compromis. "On n'est qu'au début du processus de rapprochement", a indiqué M. Di Rupo au lendemain d'un premier contact avec son homologue de la N-VA, Bart De Wever, le grand gagnant des élections. Pour réformer les structures de l'Etat, la nouvelle coalition devra disposer d'une large majorité. "Idéalement, le prochain gouvernement devrait disposer de la majorité des deux tiers", a indiqué M. Di Rupo. Il a ajouté que lui et M. De Wever parleront "dans les prochains jours" avec les autres partis flamands et francophones.
Un compromis pour le 1er septembre ?
Le président de la N-VA espère qu'un compromis pourra se dessiner pour le 1er septembre. Il nous faut atterrir "aussi rapidement que possible", a indiqué mercredi M. Di Rupo. Ce dernier a tenu à rassurer la presse internationale qui évoque de plus en plus régulièrement l'éclatement de la Belgique. "Je peux assurer que nous prendrons nos responsabilités. Je suis convaincu que nous serons capables d'atteindre un compromis raisonnable", a indiqué M. Di Rupo.















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