"On doit travailler pour une longue période, 2010-2030. Il faut éviter des convulsions répétitives. On a fait de grandes réformes de l'Etat dans ce pays mais la dernière remonte à plus de 20 ans", a-t-il déclaré. Et d'ajouter: "la période 2010-2030 va être une période où la relation entre Flamands et francophones pourrait être d'une autre nature", peut-on lire dans les journaux du groupe Sud presse et Het Laatste Nieuws.

Le président du PS met également en garde contre un échec des discussions. "Si on n'a pas d'accord, ce serait une aventure très très dangereuse et personne n'a à y gagner", estime-t-il.

 

Positif par rapport à De Wever

Elio Di Rupo ne se prononce pas sur la composition de la future coaliton mais il répète sa faveur pour une majorité "très large". Le président du PS se montre aussi positif sur l'informateur Bart De Wever. "Rien de ce qu'il dit ou fait n'éveille ma méfiance", a-t-il affirmé. D'après lui, Bart De Wever veut jouer un grand rôle non seulement en Flandre mais aussi dans tout le pays.

 

Prudence...

Quant aux relations entre les deux hommes, elles sont "très bonnes", selon Elio Di Rupo. A l'issue de la mission de Bart De Wever, Di Rupo pourrait lui succéder comme formateur et devenir premier ministre. L'intéressé se montre très prudent: "N'allez pas trop vite, on n'en est pas encore là".