Le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, a rencontré Bart De Wever, mardi, dans le cadre de la mission d'information du président de la N-VA. Ce dernier s'est montré à l'écoute quand il a reçu le premier bruxellois mais de là à dire qu'il a changé, il y a un pas que Charles Picqué a refusé de franchir. "J'avais dit le soir des élections que lorsqu'il prenait un ton apaisant, il fallait être d'autant plus vigilant", a expliqué Charles Picqué.

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Méthode de travail constructive

Cela étant, le ministre-président bruxellois a tenu à souligner la qualité du travail de Bart De Wever dans sa mission d'information. "Il faut reconnaître qu'il est à la fois courtois, curieux et assez direct. La méthode de travail qu'il a adoptée est plutôt constructive", a-t-il confié avant d'ajouter: "Mais quant au fond des choses, je reste extrêmement dubitatif et prudent".

 

"Je ne suis pas plus confiant mais..."

Le courant semble donc être bien passé entre les deux hommes, même s'ils ne sont, à la base, pas du tout sur la même longuer d'ondes. "L'homme a des convictions bien ancrées et je ne suis pas sûr du tout qu'il va changer de point de vue. Je dis simplement qu'il ne bâcle pas sa mission d'informateur, qu'il écoute, rassemble des données. (...) Je ne suis pas plus confiant mais je dis que je suis peut-être parvenu à faire passer quelques messages qui réduisent les préjugés de Bart De Wever ou, mieux encore, le feront réfléchir par rapport à des points de vue tout à fait radicaux qu'il a exprimés dans le temps. Maintenant, ça n'a peut-être servi à rien. Il a peut-être enregistré quelques données mais, quand quelqu'un a un point de vue, ce n'est pas parce que vous lui donnez des arguments qu'il va nécessairement changer", a-t-il ajouté.