L'informateur Bart De Wever a reçu lundi des représentants de l'Inspection des Finances, du Bureau du Plan et du Syndicat national des indépendants (SNI). Les premiers n'ont pas fait de commentaire. La présidente du SNI, Christine Mattheuws, a en revanche exposé les pistes que privilégie son organisation pour réduire les charges. Selon elle, il faut retirer les allocations familiales et les soins de santé du coût salarial brut.
M. De Wever poursuivra ses consultations mardi. Il recevra à 10h Marc Justaert, président de l'Alliance Nationale des Mutualités Chrétiennes, à 10h30 Philippe Mayné, secrétaire général de l'Union Nationale des Mutualités Neutres, à 11h Geert Messiaen, secrétaire général de l'Alliance Nationale des Mutualités Libérales, à 11h30 Pascal Mertens, directeur-général de l'Union Nationale des Mutualités Libres et à 13h Guy Peeters et Jean-Pascal Labille, secrétaires généraux de l'Union Nationale des Mutualités Socialistes.
Rudy Demotte dévoile une part des discussions
Il n'y a franchement, pour moi, pas d'objection absolue au fait de passer toutes les compétences au "scanner" pour déterminer quelle doit être leur localisation optimale, a expliqué le ministre-président wallon, Rudy Demotte, mardi en commission du parlement suite à une question de Jean-Luc Crucke (MR) sur sa rencontre avec l'informateur, Bart De Wever et sa notion de "fédéralisme moderne".
Si le ministre-président estime qu'il est trop tôt pour débattre au parlement de la réforme de l'Etat, il a tenu à expliquer quelle était sa vision du fédéralisme tel qu'il a été présenté à l'informateur. "J'ai abordé le principe de la réforme et la question des possibles transferts de compétences, cela pour préciser un cadre et non pas entamer une discussion précise sur les matières, qui doit faire l'objet de la négociation elle-même", a-t-il expliqué. Ce cadre s'articule autour de la formule "pas de tabou, mais des balises", a remarqué Rudy Demotte, citant la garantie de la solidarité institutionnelle, le refus d'une compétition économique et fiscale interne, la neutralité budgétaire de la réforme pour les entités fédérées, le respect de l'importance et de la nature du lien entre la Wallonie et Bruxelles, et le fait de considérer toutes les entités fédérées sur pied d'égalité.
Pour Rudy Demotte, il n'y a de fédéralisme possible que dans le respect de toutes les entités. "Les Wallons feront solidairement barrage à toute menée impérialiste sur Bruxelles", a-t-il une nouvelle fois répété.












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