Virginie a travaillé 2 ans et demi pour Ryanair en tant qu'hôtesse de l'air. Il y a deux ans, la compagnie irlandaise low cost  a mis fin à son contrat. La jeune femme dit avoir subi une pression énorme, y compris pendant les heures de travail, rapporte notre journaliste Julien Crête. "On avait que 25 minutes de pause et la compagnie nous envoyait souvent des mémos pour nous le rappeler, dénonce la jeune femme. Il y avait beaucoup de pression pour nous dire que c'était 25 minutes et pas une de plus. Ensuite, on devait se justifier sur la vente de produits à bord de l'avion. On devait vendre le plus possible à bord".



Les hôtesses doivent amener leur propre nourriture à bord de l'avion

Comme tous les employés Ryanair, Virginie a fini par signer son contrat en Irlande. Durant deux ans, elle n'est payée que lorsque l'avion se met en vol. Ses heures avant et après le vol sont perdues. Elle ne profite d'aucun complément. "Tout était à nos frais: les taxis, les moyens de transport, les parkings payants aussi. On devait amener toute notre nourriture à bord", dénonce-t-elle.



Les employés Ryanair n'ont pas droit aux avantages belges

Les six anciennes hôtesses de l'air sont soutenues par un syndicat belge. Elles espèrent que la compagnie Ryanair sera forcée d'appliquer des contrats respectant les normes de leurs lieux d'affectation. A l'heure actuelle, les normes irlandaises les dispensent d'une série d'avantages. "Pas de double pécule de vacances, pas de prime de fin d''année, ni de tickets repas ni d'éco-chèques", a cité Isabelle Mertens, juriste pour le syndicat CSC Charleroi.

"Les employés reviennent tous les jours à Charleroi, mais dans l'intervalle, leurs prestations caractéristiques sont effectuées en vol. En l'occurrence, on ne voit pas pourquoi la législation belge devrait primer sur d'autres législations qui pourraient être applicables", a justifié l'avocate de Ryanair, Sylvie Cousin.

La justice de Charleroi rendra sa décision le 4 novembre. Une décision qui pourrait concerner des milliers d'employés.