Le jeune homme âgé alors de 19 ans présentait un taux d'alcoolémie de 2,073 grammes par litre d'après les résultats de l'analyse de son sang prélevé le dimanche soir à 22h09, soit le lendemain du triple meurtre dans les Marolles. "Cela correspond à une consommation de 8 à 9 verres d'alcool", a précisé un expert en toxicologie. Etant donné que Léopold Storme a été interpellé quatre heures avant le prélèvement de son sang, on estime son taux d'alcoolémie au minimum à 2,6 grammes par litre. Si le taux avait été mesuré deux heures avant son interpellation, il serait grimpé théoriquement à 2,8. Au delà de six heures, on ne peut plus évaluer le taux, selon les explications fournies à la cour d'assises par les experts en toxicologie. Le moment où l'accusé a consommé de l'alcool, soit avant ou après le triple meurtre, ne peut être déterminé.

 

Léopold Storme nie

Léopold Storme nie avoir consommé de l'alcool le jour des faits ou le lendemain. L'enquêteur qui avait auditionné l'accusé dès son interpellation a déclaré mardi que ce dernier était tout à fait audible et ne présentait pas de signes d'ébriété. Le docteur qui a effectué le prélèvement sanguin et le médecin légiste qui a examiné l'accusé le dimanche soir également, n'ont rien signalé d'anormal dans l'attitude du jeune homme. Les avocats de la défense ont obtenu mardi auprès de la présidente de la cour que l'ADN du sang prélevé soit comparé à celui de l'accusé pour lever tout doute. Selon les experts en toxicologie, il est possible que ni les médecins ni la police n'aient constaté une importante consommation d'alcool par l'accusé si celui-ci est un buveur "chronique". Et à la question de l'haleine, ils ont répondu qu'un bonbon à la menthe suffisait à masquer l'odeur de l'alcool.

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