Dimanche vers 5h30 du matin, après une soirée passée au Zanzibar à Woluwé-Saint-Lambert en compagnie d’amis, Charlotte rencontre son futur meurtrier. Tous deux appellent un taxi. C’est Abdelhak Tahiri qui arrive. Il n’a rien remarqué d’anormal entre les deux personnes durant le trajet de 30 minutes. "Dans le taxi, ils semblaient calmes. Ils faisaient connaissance. Ils n’avaient pas l’air de se connaître avant. L’ambiance était saine. Il n’y avait aucune vulgarité ou violence", a-t-il déclaré en exclusivité à Adel Lassouli pour RTL-TVI.

 

Charlotte déçue d'avoir été abandonnée par ses amis

Mais le chauffeur de taxi se souvient surtout d’une chose: Charlotte parlait de ses amis qui l’ont laissée seule là-bas sans qu’elle sache où rentrer dormir. "Mes amis m’ont laissé tomber. Mais bon, c’est la vie, c’est comme ça qu’on apprend, c’est de l’expérience. Mais heureusement que tu (le suspect) es là pour me proposer de m’héberger."

Autre détail dont M. Tahiri est certain: il n’était pas saoul. "Il était tout à fait normal."

Le chauffeur se remet difficilement de ce drame: "Ça pèse, sa présence est là. Elle était là sur la banquette arrière avec ce gars-là qui lui a fait du mal et à cause de qui elle n'est plus de ce monde."