Les "crime clips" sont de plus en plus utilisés par les services de police pour résoudre des enquêtes. Il s’agit de vidéos de vols ou d’agressions filmés par des caméras de surveillance publiées par la police sur son site internet et diffusées sur les réseaux sociaux. "C’est bien d’avoir de bonnes images et de les publier, mais si les gens ne vont pas les regarder, ça ne sert à rien. On utilise Twitter et Facebook pour amener les gens à regarder ces vidéos et ainsi reconnaître les auteurs", explique le Commissaire Erik Van Poucke, directeur du service "Avis de Recherche" de la police fédérale, au micro de notre journaliste Mathieu Col.

 

70% des vidéos aident à résoudre des enquêtes

Grâce au partage par les utilisateurs, ces vidéos sont visionnées en masse. La dernière vidéo postée sur le site de la police fédérale (des images d’une agression en gare d’Ottignies) a été visionnée plus de 60.000 fois. La police publie en moyenne une vidéo par semaine depuis 6 mois. Dans 70% des cas, les images filmées par des caméras de surveillance ont permis de résoudre des affaires criminelles. "Il y a eu des témoignages, mais bien sûr c’est aux enquêteurs de vérifier les pistes et voir si c’est vrai ou si c’est de la délation calomnieuse, ce qui arrive aussi malheureusement", précise le Commissaire.

 

Présomption d'innocence

Lorsque les images permettent à la police d’identifier et interpeller l’auteur d’un crime, celui-ci bénéficie toutefois de la présomption d’innocence jusqu’à son jugement. Une fois l’affaire élucidée, les images sont retirées du site de la police fédérale.