Le parquet de Bruges a confirmé samedi le libération de cinq suspects dans l'affaire de la disparition d'un résident d'un château à Wingene, en Flandre occidentale. Ils ont été relâchés faute de preuve. Quatre d'entre eux seraient d'origine tchétchène et auraient pu avoir été recrutés pour tuer la victime, dont le corps n'a pas été retrouvé. Le cinquième suspect est un homme d'Aalter, Pierre S., connu de la Justice, et qui aurait pu avoir joué un rôle d'intermédiaire.

 

Des indices

Les cinq suspects ont été interrogés vendredi soir et au cours de la nuit. Les enquêteurs se sont intéressés aux suspects car deux Tchétchènes contrôlés par la police locale il y a quelques semaines étaient en possession d'une carte du château à Wingene et d'un morceau de papier mentionnant le nom de Pierre S. Les cinq suspects ont tous été interpellés en Wallonie.

 

Fausses pistes

Lundi, la femme de l'homme porté disparu, Stijn Saelens, a découvert du sang et une douille dans le château qu'ils occupent à Wingene. Les analyses ont confirmé que le sang était bien celui du mari disparu. Le beau-père et le beau-frère de ce dernier avaient été privés de liberté durant deux jours avant d'être remis en liberté jeudi. Il y avait des tensions au sein de cette famille en raison du projet du mari disparu d'émigrer en Australie.