La police a fait évacuer ce mercredi matin le cabinet du secrétaire d'Etat à la Mobilité Melchior Wathelet (cdH), après la découverte d'une lettre recommandée contenant de la poudre et des menaces de mort. La lettre était adressée à Melchior Wathelet, maintenant en charge notamment de la Mobilité et qui était précédemment en charge de l'Asile et de l'Immigration. Selon un collaborateur du cabinet, la lettre est rédigée en néerlandais et exige que tous les étrangers soient expulsés. L'auteur de la lettre dit aussi que "sa tête va tomber".     

 

En quarantaine

La lettre a été ouverte par un collaborateur qui a appelé un de ses collègues. Ensemble, ils ont averti le chef de service. Celui-ci a prévenu la police. "En tout, trois personnes ont été en contact avec cette poudre", précise Jean-Claude Gerlache en direct de la rue de la Loi dans notre journal de 13h. Par précaution, les trois collaborateurs ont été en quarantaine et le cabinet a été évacué.

Tout le bâtiment n'a d'ailleurs pas dû être évacué, comme on le pensait précédemment. Les employés du SPF Personnel-Organisation, qui travaillent un étage plus bas dans le même bâtiment, n'ont par exemple pas quitté leur bureau. "Il y a environ 1h, les souffleries ont été coupées et on nous a demandé de rester à l'intérieur", a témoigné Nico.  

 

Expéditeur inconnu

Le fait que la lettre ait été envoyée en recommandé est un détail non-négligeable."Ceci est un élément qui pourrait faciliter l'enquête en cours, l'expéditeur pouvant être rapidement retrouvé. Mais pour le moment ni l'identité du propagateur, ni les motivations de ce geste ne sont encore connues", a précisé Jean-Claude Gerlache.

Peu après 13h, l'ordre d'évacuation a été levé. Selon nos dernières informations, après examens approfondis à l'hôpital, les trois collaborateurs ont pu regagner leur domicile. Aucun effet néfaste n'a été constaté sur leur santé.

 

Pas de substance radioactive

En outre, les premières analyses révèlent que la poudre n'est ni de l'anthrax, ni une substance radioactive. Le produit doit encore faire l'objet d'une analyse approfondie, a indiqué le parquet de Bruxelles. La lettre recommandée a été envoyée depuis la France.