Près de deux ans après la catastrophe ferroviaire de Buizingen, la SNCB a déboursé 2,6 millions d'euros pour indemniser les victimes. Le service des ressources humaines de la SNCB Holding a, pour sa part, déboursé plus de 820.000 euros pour l'indemnisation des travailleurs touchés par la catastrophe, a indiqué une porte-parole de la SNCB. Au total, 489 dossiers concernant des indemnisations ont été ouverts, mais tous n'ont pas encore été clôturés. Les familles des 18 personnes décédées ont reçu chacune 21.000 euros. Les montants des indemnités perçues par les victimes encore en vie sont, eux, déterminés au cas par cas.

 

Coût supporté par la SNCB

Les demandes d'indemnités concernent notamment le remboursement de frais médicaux, mais aussi des dédommagements pour des pertes matérielles. Les victimes n'ont touché actuellement qu'une provision. Le coût du dédommagement est à ce stade supporté uniquement par la SNCB, en attendant que la justice détermine les responsabilités des différents acteurs.

 

Loi

Il s'agit d'une obligation légale découlant d'un règlement européen entré en vigueur le 3 décembre 2009."Si un voyageur est tué ou blessé, l'entreprise ferroviaire verse sans délai, et en tout état de cause au plus tard quinze jours après l'identification de la personne physique ayant droit à une indemnisation, toute avance qui serait nécessaire pour couvrir des besoins économiques immédiats, proportionnellement au préjudice subi", prévoit l'article 13 de ce règlement. En cas de décès, le montant est de minimum 21.000 euros par voyageur. Le versement d'une avance ne constitue pas une reconnaissance de responsabilité. L'avance peut toutefois être déduite de toute somme à payer ultérieurement et n'est en principe pas remboursable.