Une dame qui avait jeté son chien dans les eaux glacées de la Meuse le 29 décembre 2011 est poursuivie devant le tribunal correctionnel de Liège pour des faits de maltraitance envers les animaux. L'affaire devait être examinée mardi devant la 11e chambre du tribunal mais elle a fait l'objet d'une remise pour permettre à l'avocat de la prévenue de prendre connaissance du dossier. La prévenue devra répondre d'une prévention liée à la maltraitance des animaux.

 

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Que risque la propriétaire ?

Et la propriétaire dans tout cela, à quoi peut-elle s'attendre ? "Elle risque une peine de prison qui peut aller jusqu’à 6 mois et elle risque une amende qui peut aller jusqu’à 5.000 euros. Alors là, c’est le gros débat. Nous, en protection animale, on dit toujours que ce n’est pas suffisant. Il y a certains pays comme les Pays-Bas qui vont jusqu’à 19.000 euros d'amende et on peut aller jusqu’à 3 ans de prison et des interdictions à vie de posséder des animaux", a déclaré Fabrice Renard, inspecteur à la SPA lors de l’émission RTL+ du 4 janvier dernier. "En Belgique, ça existe, mais ce n’est pas toujours appliqué", a-t-il ajouté plus tard.
 
Rappel des faits

Le jeudi 29 décembre 2011, un témoin direct des faits avait vu la dame crier sur son chien puis le jeter dans les eaux froides de la Meuse depuis le Quai de la Dérivation. Le Golden Retriever avait été secouru par les plongeurs des pompiers de Liège.

 

La coupable retrouvée grâce à la puce électronique du chien

La prévenue avait pris la fuite immédiatement après les faits mais elle avait été identifiée grâce à la puce électronique du chien. Emmené dans une clinique vétérinaire, le chien avait pu être sauvé. L'avocat de la prévenue, Me Culot, a réclamé la remise pour prendre connaissance du dossier. L'affaire sera examinée le 29 mai prochain.