Les avocats de Fouad Belkacem, le porte-parole du mouvement islamiste radical Sharia4Belgium, ont demandé devant la chambre du conseil d'Anvers la libération de leur client car le mandat d'arrêt est basé sur une pièce en français qui n'a pas été traduite par un traducteur assermenté. Le mandat d'arrêt est dès lors nul, ont-ils fait valoir. La chambre du conseil d'Anvers a toutefois décidé du maintien en détention de Fouad Belkacem, rejetant les arguments avancés par la défense. La détention du porte-parole de Sharia4Belgium est donc confirmée pour un mois.

 

Appel?

Ses avocats réfléchissent à l'opportunité d'interjeter appel de cette décision. S'ils font effectivement appel, Fouad Belkacem comparaîtra dans les quinze jours devant la chambre des mises en accusation, qui devra se prononcer sur son maintien ou non en détention préventive.

 

La défense proposait des mesures alternatives à sa détention

La défense avait proposé une série de mesures alternatives à la détention auxquelles Fouad Belkacem est prêt à se conformer. Il s'agissait d'une interdiction de parler à la presse, une interdiction de réaliser et de diffuser des petits films vidéos, une interdiction de participer ou d'assister à des manifestations, une interdiction de sortie entre 17h00 et 8h00 et une mise à disposition des enquêteurs.

Le porte-parole de Sharia4Belgium a été arrêté il y a quelques jours pour avoir posté sur YouTube un film appelant à l'action violente afin de défendre l'honneur des musulmans après le contrôle d'identité d'une femme portant le niqab.