Membres de la famille, copains, employeurs et collègues ont été unanimes, jeudi, à propos de la personnalité des accusés. Ils les ont décrits comme de parfaits "gentlemen", bien éduqués et toujours aimables. Ces témoins ont affirmé qu'ils n'auraient jamais imaginé Hicham El Gaabouri et Hassan Essahale capables d'un violent braquage et d'un homicide.

Le 5 mars 2010, dans l'après-midi, ces deux cousins, âgés alors de 20 et 24 ans, avaient braqué une bijouterie avec une arme factice, rue Vanderkindere à Uccle. Ils avaient ensuite fui, en emportant l'arme, réelle celle-là, du bijoutier, Léon-Philippe Rubin. Un peu plus loin, au carrefour avec l'avenue Brugmann, Hicham El Gaabouri, qui tenait le revolver, avait abattu une conductrice, Frédérique Levêque.

 

Pas de casier

A l'époque des faits, Hassan Essahale travaillait à Bruxelles-Propreté et Hicham El Gaabouri à la Stib. Les deux hommes avaient eu un parcours scolaire normal et n'avaient pas de casier judiciaire. Hassan Essahale avait cependant été inquiété pour un vol, commis lorsqu'il était mineur d'âge, mais il s'agissait d'un fait isolé dans sa jeunesse.

 

Fils fragile

Jeudi, la maman de ce dernier a raconté qu'elle l'avait élevé seule. Il avait vécu avec elle jusqu'à l'âge de 19 ans puis avait emménagé dans son propre appartement. Selon la témoin, son fils est fragile et ne supporterait pas la prison s'il venait à être condamné à une telle peine.

L'instruction d'audience s'est clôturée jeudi. Les parties civiles plaideront vendredi matin et l'avocat général, Bernard Dauchot, requerra vendredi après-midi. Lundi, c'est la défense qui prendra la parole et le jury entrera en délibération mardi matin.