Les avocats des parties civiles ont pris la parole ce vendredi matin, aux procès des deux hommes accusés du meurtre de Fréderique Levêque lors du braquage d’une bijouterie à Uccle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont pas été tendres avec Hicham El Gaabouri et Hassan Essahale.

L'attitude des accusés critiquée

Les avocats des parties civiles ont longuement critiqué l’attitude des accusés, que ce soit durant le procès mais aussi pendant l’instruction. Ils ont souligné les contradictions, les mensonges et ont également précisé que les accusés n’avaient reconnu que les faits qui étaient indéniables. "Le dossier a été comparé au mythe d’Icare par l’un des avocats. Ces deux accusés ont voulu se rapprocher du soleil, a-t-il dit, et gagner plus d’argent, ils se sont brûlé les ailes", a rapporté Adel Lassouli notre journaliste présent sur place.

 

Circonstance aggravante de meurtre pour les deux accusés

Les avocats des parties civiles ont ensuite demandé aux jurés de retenir la circonstance aggravante de meurtre pour les deux accusés, même celui qui n’a pas tiré. "La loi prévoit dans ce type de délinquance lâche, qu’on assume tous les risques d’une expédition qu’on a voulue à deux, qu’on a organisée à deux et à laquelle on participe à deux", a expliqué  Pierre Chomé, avocat du couple de bijoutiers.

 

Délibération mardi

L'avocat général, Bernard Dauchot, requerra ce vendredi après-midi. Lundi, c'est la défense qui prendra la parole et le jury entrera en délibération mardi matin.

 

Rappel des faits

Le 5 mars 2010, dans l'après-midi, les deux cousins, âgés alors de 20 et 24 ans, avaient braqué une bijouterie avec une arme factice, rue Vanderkindere à Uccle. Ils avaient ensuite fui, en emportant l'arme, réelle celle-là, du bijoutier, Léon-Philippe Rubin. Un peu plus loin, au carrefour avec l'avenue Brugmann, Hicham El Gaabouri, qui tenait le revolver, avait abattu une conductrice, Frédérique Levêque.