Le tribunal correctionnel de Tournai a diminué, mercredi, l'amende de 10.000 euros infligée en juin 2010 par le fonctionnaire sanctionnateur de la Région wallonne à la société anonyme Malterie du Château à Beloeil, laquelle rejetait des eaux usées contenant des substances lourdes supérieures aux quotas définis dans le permis d'exploitation octroyé par la Région.
Le tribunal a estimé que la requête de la société, qui contestait cette amende, était partiellement fondée et qu'il fallait réduire cette amende à 7.500 euros, en accordant un sursis de trois ans pour ce qui excède 5.000 euros. La défense de la Malterie du Château invoquait les nombreux investissements faits depuis le rachat des murs d'une société abandonnée, en 2004, en ne contestant pas que les premiers rejets d'eau étaient infractionnels. "La Malterie a mis tout en oeuvre pour être en règle au niveau de la sécurité, de l'électricité et du rejet des eaux. Elle a notamment investi dans une station d'épuration autonome en mai 2010", avait insisté l'avocat de la Malterie. L'avocat avait ajouté que cette régularisation ne se faisait pas d'un coup de baguette magique mais qu'un planning de mises aux normes avait été dessiné avec le concours de la police de l'environnement et de la commune de Beloeil. "Nous avons investi plusieurs millions d'euros en quelques années. Notre société est deuxième mondiale dans ce secteur et, à l'heure de la mondialisation, nous nous battons pour garder l'entreprise en Belgique", avait commenté un administrateur de l'entreprise lors de l'audience. Cette société stocke et distribue du malt pour des brasseries situées aux quatre coins du monde depuis 1868. Elle est la plus ancienne de Belgique. (COR 821)