Assise dans le tram 19, pas loin de la place du Miroir, elle dit avoir été accostée par deux agents en civil qui lui auraient demandé sa carte d'identité. Elle déclare avoir coopéré directement. "Je ne voulais pas me déshabiller devant qui que ce soit et encore moins devant des femmes non musulmanes." Elle poursuit: "Ils m'ont demandé si j'acceptais de soulever mon niqab afin d'être identifiable, je leur ai répondu que j'acceptais mais que je l'abaisserais directement sur mon visage une fois le contrôle fini, ce qui ne leur a pas plu. Ils m'ont répondu que la loi interdisait le port du niqab. Je leur ai dit que ce n'était pas la première fois que j'avais à faire à ce genre de contrôles et que jamais on ne m'avait obligé à retirer mon niqab".
Elle contredit la version de Belkacem
Dans la vidéo de 20 minutes, elle revient sur les affirmations du porte-parole du mouvement islamiste radical: Il n'y a pas eu "de violence dans la voiture de police" qui l'a menée au commissariat. C'est une fois au commissariat que, toujours selon elle, les choses ont dégénéré: On l'y aurait empêchée de passer un coup téléphone. Puis, elle aurait été victime de propos racistes, insultée et menacée. On lui aurait donné l'ordre de se déshabiller devant des policières. "Je suis restée ferme, je ne voulais pas me déshabiller devant qui que ce soit et encore moins devant des femmes non musulmanes (…) Les policières ont tenté d'enlever mon niqab au commissariat. Il était bien attaché. J'avais mal. Je me suis débattue. Elles ont appelés des policiers hommes. Ils ont découpé mon niqab. Ils ont tappé ma tête sur le carrelage. C'est pour cela que j'ai eu une commotion cérébrale et pas parce que j'ai donné un coup de tête au policier. Je n'ai pas donné de coup de tête délibéré, c'est lorsque je tentais de me défendre, de me protéger, qu'un coup de tête est parti dans la bousculade", explique-t-elle.
Rappel des faits
Stéphanie Djato, la jeune femme belge de 24 ans convertie à l'Islam et arrêtée à Jette le 31 mai car elle refusait de retirer son niqab lors d'un contrôle d'identité, a porté plainte jeudi contre les policiers avec constitution de partie civile contre la police de Bruxelles Ouest. Pour rappel, durant la même soirée du 31 mai, une émeute avait eu lieu devant le commissariat de police molenbeekois de la rue du Facteur, après que Shariah4Belgium, un mouvement islamiste radical auquel appartiendrait Stéphanie Djato, a appelé à des actes de protestation. Durant les jours suivant ces deux événements, les rues de la commune bruxelloise furent agitées. Un extrémiste musulman parisien avait même poignardé deux agents de police dans la station de métro Beekant, justifiant son acte par l'incident du niqab. Fouad Belkacem, le porte-parole et leader de Sharia4Belgium, a lui été depuis lors condamné par le tribunal correctionnel d'Anvers à six mois de prison et 550 euros d'amende pour incitation à la haine et à la violence, coups et blessures et outrage à fonctionnaires de police. Il a été placé sous mandat d'arrêt et reste en prison malgré l'appel interjeté contre ce jugement.












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