Lors des débats, l'homme avait reconnu avoir entretenu cinq à six rapports sexuels avec sa fille. Il avait expliqué avoir voulu la libérer de "sa floraison" afin de l'éduquer et de l'épanouir sur le plan sexuel. Il avait également avoué que, sous le couvert de "petits jeux anodins", cette relation avait rapidement dérapé, en évoluant progressivement des caresses vers des rapports sexuels complets. Des pratiques qui ont conduit la jeune fille, se sentant incomprise et impuissante face à son père, à faire une tentative de suicide.

 

Il est prêt à ne plus revoir sa fille

Constituée dans un premier temps en tant que partie civile, la fille du prévenu a décidé finalement de ne pas réclamer de dommage à son père. L'homme avait assuré, de son côté, regretter profondément ce qu'il avait fait et être prêt à ne plus jamais revoir sa fille, si le tribunal estimait que cela allait dans son intérêt.

Il a écopé de cinq années d'emprisonnement, dont 4 fermes. Le sursis de cinq ans pour un cinquième de la peine est assorti notamment des conditions d'entamer un suivi psychologique pour palier à ses pulsions sexuelles déviantes et de ne plus avoir de contact avec sa victime.