Le tribunal correctionnel de Mons a condamné lundi Andy P., âgé de 22 ans, à une peine d'emprisonnement de quatre ans avec un sursis partiel durant cinq ans pour avoir bouté le feu à 14 voitures durant la nuit du 23 au 24 mars 2012 dans la région de Mons. Aurélie L., âgée de 24 ans, bénéficie quant à elle de la mesure de suspension probatoire du prononcé durant cinq ans alors que Steve P., âgé de 28 ans, a été acquitté.

 

Camoufler un acte de vengeance

Le trio était accusé d'avoir bouté le feu à des voitures stationnées à Frameries, Flénu, Jemappes, Mons et Nimy. Aurélie L. avait reconnu avoir demandé à ce que le feu soit bouté à un des véhicules par vengeance à l'égard de son ex. La voiture en question appartenait en effet au papa d'un homme ayant hébergé l'ex en question. Les autres voitures avaient servi à camoufler cet acte de vengeance.

 

Trouble social

Le tribunal a estimé que les faits commis étaient graves et qu'ils engendraient un trouble social. Dans son jugement, le président précise qu'ils supposent le mépris pour la propriété d'autrui.  Il tient également compte du fait qu'Andy P. avait déjà pu bénéficier d'une peine de travail qui n'avait pas suffi à le remettre sur le droit chemin. Il ajoute qu'Andy P. a joué un rôle prépondérant puisque c'est lui qui a bouté le feu aux véhicules.

Enfin, il évoque le rapport de l'expert psychiatre qui juge qu'Andy P. manque de réflexion et a peu de structure par rapport aux règles. S'il bénéficie du sursis, c'est notamment parce qu'il a émis des regrets.

Pour Aurélie L., le tribunal juge qu'elle a un profil présentant plus de garantie pour une stabilité. Il tient également compte des regrets émis par la jeune fille.