"Les droits des victimes sont bafoués", a réagi mardi Jean-Denis Lejeune, le père de Julie, à la sortie de l'audience du tribunal d'application des peines de Mons, qui se prononcera prochainement sur la demande de libération conditionnelle de l'ex-compagne de Marc Dutroux.
"On dirait un ange. Elle fait profil bas comme (lors de son procès) à Arlon", s'est exclamé M. Lejeune. Il estime que ses droits de victime sont bafoués. "Si vous êtes un criminel, vous avez droit à un avocat Pro Deo. Nous, nous payons nos avocats. Et nous ne pouvons même pas en savoir plus sur sa demande de reclassement", a-t-il déclaré, en référence au refus du tribunal d'autoriser son avocat à avoir accès au dossier. Jean-Denis Lejeune a également insisté sur le fait que, pour lui, Michelle Martin était responsable de la mort de sa fille et de trois autres enfants. "Elle savait où était la cache. Elle pouvait les libérer. En outre, elle était récidiviste." Enfin, le père de Julie considère qu'une libération, même à une centaine de kilomètres, restait un danger pour la société. "Ce n'est que déplacer le problème", a-t-il conclu. Le tribunal d'application des peines de Mons s'est penché mardi sur la demande de libération de Michelle Martin, condamnée en 2004 pour association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements et séquestration d'enfant. La décision sera rendue le 31 juillet. (COR 810)