Plusieurs manifestations, rassemblements ou marches blanches sont prévus dans les prochains jours contre la sortie de Michèle Martin. Aucune demande d'autorisation n'a pourtant été introduite auprès de la Ville de Namur. Mardi en fin de journée, une marche blanche réunissant une petite centaine de personnes s'est déroulée devant le couvent. "J'ai lancé l'invitation sur Facebook et plusieurs personnes du quartier ont rejoint le mouvement. Michèle Martin doit purger sa peine en prison. Il y a des écoles et des crèches à proximité d'ici. Les gens ne sont pas tranquilles. Je me suis dit qu'il fallait agir immédiatement. Sans agressivité, nous voulions montrer que nous aurions aimé donner notre avis. Même notre bourgmestre n'était pas au courant", a commenté l'organisatrice.

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Le bourgmestre a le dernier mot

"C'était une marche spontanée qui s'est organisée en très peu de temps. Parfois, il vaut mieux laisser une manifestation s'exprimer dans les convictions des uns et des autres plutôt que de l'interdire. Celle-ci s'est déroulée sans violence ni excès et s'est disloquée assez rapidement", a expliqué Benoît Demazy du service communication de la Ville. Mais si d'autres manifestations devaient être prévues, leurs organisateurs devront introduire une demande au service Domaine public et Sécurité. Celui-ci contacte la police, qui remet un avis. C'est ensuite le bourgmestre qui autorise ou non le rassemblement.