Les soeurs clarisses "s'en tiennent au communiqué qu'elles ont diffusé le 31 juillet" et dans lequel elles expliquaient leur décision d'accueillir Michèle Martin, l'ex-femme de Marc Dutroux, admissible à la libération conditionnelle si elle peut être accueillie au couvent des Clarisses à Malonne, a indiqué le porte-parole des évêques, le père Tommy Scholtès, au micro de Céline Hürner. "J’avais été interrogé par un journaliste qui me demandait s’il était exact que les sœurs pouvaient être éventuellement dans la position de revoir leur décision quant à l’accueil de Michèle Martin si elle est libérée conditionnellement, et j’ai reçu un mail des sœurs à 20 heures pour me confirmer qu’elles s’en tenaient à leur position du 31 juillet, communication qui avait été faite à la presse, et qu’elles ne changeaient pas d’opinion", lui a-t-il précisé (écouter l'interview réalisée par téléphone).
Autre version
Une annonce qui choque Paul Marchal, joint peu après 21 heures par notre journaliste (écouter l'interview réalisée par téléphone). Les parents d'An ont rendu visite ce mercredi matin aux soeurs clarisses et affirment que les religieuses ont assuré qu'elles allaient reconsidérer leur offre d'accueil de Michèle Martin. Paul Marchal était déjà monté au créneau l'an passé quand des religieuses françaises avaient proposé de l'accueillir. "Il a déjà fait une démarche en 90, la première, et la deuxième l’année passée en France, et il a bien réussi, alors on espère réussir ici aussi", expliquait Betty, sa femme, cet après-midi.
Les soeurs allaient "en discuter"
Selon le couple, la sœur Christine leur avait expliqué qu’elle ne pouvait pas décider elle-même et qu’elle devait consulter les autres sœurs, discuter, s’informer, avant de voter à nouveau: "On a demandé est-ce que votre décision est définitive à présent, et elle a dit non, on peut en discuter et c’est pour nous une très bonne chose jusqu’à présent, on va voir", ajoutait Betty Marchal.
Et si elles refusaient?
Si les soeurs refusaient de l'accueillir, Michèle Martin restera nécessairement en prison puisque son plan de réinsertion deviendrait dès lors caduc: "L'une des conditions premières de la libération conditionnelle ne serait plus remplie, à savoir la nécessité pour elle de trouver une structure d’accueil. C’est ce qui s’est passé en France l’an dernier quand le ministre français de la Justice a refusé que le couvent français qui était prêt à l’accueillir ne le fasse. Le tribunal d’application des peines avait alors annulé la libération conditionnelle", expliquait notre journaliste Olivier Pierre en direct dans le Journal de 19h.












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