Alors que la libération conditionnelle de Michèle Martin suscite la polémique, Frédéric Dutroux sort de l’ombre pour défendre sa mère. Le fils aîné du couple s’exprime dans le magazine flamand Dag Allemaal. Le jeune homme de 28 ans craint pour la vie de sa mère. "J’ai peur qu’un fou l'attende à sa libération et l'assassine. Ce serait une façon très stupide de mourir", confie Frédéric à nos confrères. Il souhaite un avenir paisible à Michèle Martin ainsi que pour les familles des victimes de ses parents. Célibataire et sans emploi, le jeune homme vit actuellement en région namuroise. Selon ses dires, il aurait trouvé une forme de paix, malgré le lourd héritage qui pèse sur ses épaules. "Je souhaite une vie paisible à tous ceux qui se sont retrouvés impliqués dans cette affaire."  

 

"Ce n'est pas un monstre"

Le fils de Marc Dutroux et Michèle Martin affirme ne pas comprendre l’émotion suscitée par la libération de sa maman. L'ex-femme de Marc Dutroux sera fixée sur sa demande de remise en liberté sous conditions mardi prochain."Parfois, je me demande si les gens oublieront ce qui s’est passé ", s’interroge-t-il. Frédéric estime qu’un couvent serait un endroit idéal pour une femme calme de nature. "Là, elle pourra trouver la paix (…) Je lui accorde cette faveur de regarder le ciel bleu en femme libre." S’il s’oppose à la libération de son père qu'il juge "déplacée", le jeune homme a un autre avis sur sa mère. Même s’il  n’a plus de contact avec elle depuis longtemps, Frédéric fustige l’image de monstre qui lui colle à la peau. Il évoque une mère aimante, sensible et émotive. "Elle a parlé des fillettes en prison et souvent en larmes", assure-t-il.

 

"C'est notre héritage"

Un autre point de vue défendu par Frédéric peut choquer certains. Estimant qu'il a le droit de bénéficier de l'héritage laissé par sa grand-mère maternelle, le fils aîné de Michèle Martin et Marc Dutroux regrette la plainte déposée par le père d'Eefje. Jean Lambrechts dénonce l'insolvabilité organisée de l’ex-épouse de Marc Dutroux en faisant don de l'héritage de sa mère à ses trois enfants. "Ces quelques affaires sont tout ce qu'il me reste de ma grand-mère et il n'y en a que pour quelques milliers d'euros. Ma mère n'a rien fait de mal en mettant cet héritage à notre nom, elle a simplement veillé à ce que ces souvenirs de jeunesse ne nous soient pas enlevés", a-t-il expliqué."Franchement, quelqu'un trouve-t-il dingue que mon frère, ma sœur et moi ayons quelque chose? Nous n'avons rien dans la vie, tout au plus ce capital de quelques milliers d'euros pour nous lancer (...). Je trouve regrettable qu'une partie civile souhaite s'emparer de cela mais M. Lambrecks ne connaissait peut-être pas le contexte", a-t-il remarqué.