"Le prévenu savait ces pratiques illégales mais les jugeait tolérées par la police comme on le voit ailleurs sur de grandes chaussées", a indiqué la présidente du tribunal correctionnel de Namur lors de son jugement.

La prévention de traite des êtres humains n'est pas reconnue établie par le tribunal au vu de l'aspect consensuel de la prostitution. "La situation de ces jeunes femmes n'était ni socialement, ni financièrement précaire. Leur but était d'améliorer leur quotidien et de s'offrir une vie de luxe", a ajouté la présidente.

Le délai pouvant être jugé déraisonnable, l'homme écope d'une peine d'emprisonnement avec sursis, avec, pour conditions probatoires, une guidance sociale de la commission de travail, un suivi thérapeutique et un travail de nature bénévole. La somme de 75.000 euros, produit de l'infraction, lui sera également confisquée.