Lancée début septembre avec le soutien du magazine ELLE Belgique, la campagne Touche pas ma pote (TPMP) a regroupé en deux semaines 5.000 personnes autour d'un groupe Facebook. Sous le signe de la petite main jaune du "Touche pas mon pote" des années 80, une position forte s'affirme: tolérance zéro pour le racisme, tolérance zéro pour le sexisme. Ces femmes estiment qu'il est temps de ne plus laisser les femmes subir seules et en silence insultes, menaces ou discriminations liées au genre. TPMP demande que cette forme de violence faite aux femmes fasse l'objet de sensibilisation, d'éducation, de sanctions, mais aussi d'une loi. Les amendes communales sont données dans le cadre des insultes en rue, elles revendiquent une loi à part entière contre le sexisme. "Il y a une réelle prise de conscience des femmes aujourd'hui qui se rendent compte des attitudes d'évitement qu'elles adoptent en rue", remarque Juliette Debruxelles, journaliste culture et société au magazine Elle. "Nous ne voulons pas interdire aux hommes de nous draguer. Mais, nous prévoyons d'aller leur donner des cours de drague en rue."