Le ministère public a demandé, mardi, devant le tribunal de la jeunesse de Bruxelles, le dessaisissement du dossier de l'un des deux auteurs présumés du meurtre de Kevin Marichal au parc Georges-Henri à Woluwe-Saint-Lambert, en janvier 2011. La victime était décédée après avoir reçu quarante-et-un coups de couteau.
"L'IPPJ [Institut Public de Protection de la Jeunesse] n'a pas examiné la personnalité du jeune (Victor), mais uniquement son comportement actuel et son raisonnement par rapport aux faits", a exposé le ministère public. "Or, de l'avis des psychiatres, il n'a aucune prise de conscience des faits et nie ses pulsions violentes et agressives. Il ment et manipule le tribunal", a poursuivi le ministère public. Ce dernier a, sur base de ces constatations, demandé le dessaisissement par le tribunal de la jeunesse de ce cas. Les responsables de l'IPPJ ont, quant à eux, fait état d'un rapport positif du suivi des mesures prises à l'encontre de ce mineur. A l'audience, mardi, le jeune suspect a, à nouveau, affirmé qu'il n'avait pas vu son complice (Arsène) porter des coups de couteau à la victime. Ce qui, selon le ministère public, est peu plausible étant donné le nombre de coups portés. Kevin Marichal faisait son jogging, le 14 janvier 2011, dans le parc Georges-Henri à Woluwe-Saint-Lambert lorsqu'il avait été agressé par deux mineurs. Il était décédé après avoir reçu quarante-et-un coups de couteau. Le jugement sera rendu le 7 novembre prochain. (PVO)