Une instruction judiciaire est en cours à l'encontre de Franco Dragone. Elle fait suite aux perquisitions menées dans les bureaux louviérois du groupe Dragone en janvier 2011. Selon le magazine "Le Vif/L'Express" qui l'annonce ce jeudi matin, le metteur en scène louvièrois est suspecté d'infractions fiscales. Le parquet a confirmé qu'une enquête est en cours sans faire plus de commentaires.

 

Des paradis fiscaux au détriment de La Louvière

Selon l'hebdomadaire, l'homme délocaliserait artificiellement les droits artistiques de ses spectacles dans des paradis fiscaux.

"Nous avons découvert une constellation de sociétés offshores situées aux îles vierges britanniques, au Luxembourg, etc… Très concrètement, sur le spectacle 'Le rêve' qui a été joué à Las Vegas, au cours de la première année d'exploitation, cela a généré 4,5 millions d'euros de profit pour le groupe Dragone et seulement 10% sont arrivés à La Louvière. Le reste se trouve en Hongrie au sein d'une société boîte aux lettres", a expliqué David Leloup, journaliste pour le Vif/L'express au micro de Frédéric Matriche pour RTL TVI.

Selon lui, la société louviéroise de Franco Dragone a rarement réalisé des bénéfices. "C'est un peu paradoxal car les spectacles de Franco Dragone génèrent énormément de cash mais celui-ci ne se retrouve pas à La Louvière", a-t-il encore expliqué.

 

"Tout ça nous est complétement inconnu"

Du côté de la société Dragone, on affirme n'être au courant de rien. "A ce jour, donc plusieurs mois après que les perquisitions aient eu lieu, ni monsieur Dragone, ni aucun employé n'a été mis en cause. Personne n'a été même inculpé. Nous sommes au courant d'une enquête sans savoir sur quoi elle porte ou à charge de qui. Tout ça nous est complétement inconnu", a affirmé Yves de la Colette, secrétaire générale du groupe Franco Dragone au micro de Ludovic Delory pour RTL TVI.