La mère de Delphine Boël sort de son silence pour défendre sa fille et expliquer la souffrance et les discriminations qu'elle subit, dans le documentaire "Notre fille s'appelle Delphine", diffusé ce mercredi soir sur RTL TVI. Sibylle de Selys Longchamps parle avec son cœur en racontant en toute simplicité ce qu'elle a vécu: son histoire d'amour et ce qui s'est passé après. Au cours de son témoignage, elle apporte des preuves de la relation qu'elle a entretenue avec le roi Albert (photos du couple en vacances en Sardaigne, Albert qui tient Delphine bébé).

 

"Je ne veux pas cette image qui dit que je suis une femme rancunière"

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la mère de Delphine n’y va pas par quatre chemins. Elle dit tout ce qu’elle pense de la famille royale, sa relation avec Albert II, Philippe, Paola, personne n’est épargné. Elle a accepté de parler devant la caméra pour protéger sa fille. "Il y a beaucoup de choses qui ont été dites sur elle pendant 40 ans, elle n’a jamais réagi, parce qu’elle a toujours dit : ‘Je ne veux pas cette image qui dit que je suis une femme rancunière’. Elle l’a donc fait pour Delphine", a expliqué Éric Goens, journaliste et auteur du documentaire, au micro de Michel De Maegd pour RTL TVI.

 

Les conditions du divorce d'Albert et Paola étaient très dures

Vous apprendrez également dans ce documentaire que le roi Baudouin et le gouvernement belge ont accepté à deux reprises le divorce d’Albert et Paola. Éric Goens a pu voir le projet d’accord signé par Baudouin : "J’ai bien vu le document où il y avait les conditions du roi Baudouin." Ces conditions étaient très dures, ce qui a poussé Sybille de Selys Longchamp à s’exiler au Royaume-Uni.

 

Pleine d'espoir, elle était devant son téléviseur le jour de l'abdication du Roi

Depuis des années, la mère de Delphine attend qu’Albert II reconnaisse publiquement sa fille. Le jour de l’abdication, elle était devant son téléviseur avec un ultime espoir. "Elle n’était pas là pour écouter son speech d’abdication, mais seulement pour entendre si Albert allait enfin reconnaître Delphine. Ça ne s’est pas passé", a ajouté l’auteur du documentaire.

 

Au moment de l'abdication "le Roi refusait de reconnaître Delphine Boël comme sa fille"

Et il ne semble pas que cela se produise bientôt, car mardi ,Albert s’est enfin exprimé sur ce sujet via son avocat qui a déclaré que le test ADN devant prouver la paternité du Roi n’était pas d’actualité. Il a ajouté qu'au moment de l'abdication "le Roi refusait de reconnaître Delphine Boël comme sa fille".

 

Alexandre Carette