"Si la scission de la Belgique est inscrite dans les astres (qui ont eux aussi une espérance de vie limitée), ce se ne sera pas la fin du monde. Je sais que ce langage peut encore heurter certaines sensibilités mais n'est-il pas temps de dire les choses comme elles sont ? ", s'est demandé Jacques Etienne, bourgmestre de Namur (cdH). S'il ne souhaite pas une telle issue, M. Etienne estime qu'il faut s'y préparer. "Ce bon conseil ne date pas d'hier. La formule n'est pas neuve. Ce qui l'est davantage, c'est la plus grande disposition de nos concitoyens à regarder en face l'hypothèse d'une séparation. Sans y être favorable, il faut y être préparé. La lucidité n'est pas la résignation. Admettre la possibilité d'un divorce peut sauver un mariage", a-t-il ajouté.
Polémiques et tensions
Dans ce contexte, le bourgmestre de Namur a regretté les polémiques qui s'abattent sur les responsables politiques qui osent évoquer le développement d'une identité wallonne. "La Wallonie, c'est le joli nom d'un beau pays, propre à inspirer les artistes. On a le droit de le porter comme un drapeau, de le chérir comme une patrie, sans mériter les amalgames désobligeants, les références aux nationalismes désastreux qui ont fait honte à l'humanité", a-t-il dit.
Développer un "sentiment d'appartenance"
Vendredi, le bourgmestre de Charleroi Jean-Jacques Viseur, également cdH, a quant à lui appelé les Wallons à oser un "nationalisme ouvert et sans complexe" devant une Flandre qui vogue vers une forme d'indépendance. Le parti a aussitôt pris ses distances. Jean-Jacques Viseur a insisté sur le fait qu'il ne s'agit que de sa vision des choses. Au micro de Sébastien Prophète, il explique ce samedi : "Je pense que d'étape en étape, on arrive à un nationalisme flamand triomphant, dans une Europe où tous les nationalismes, lorsqu'ils se sont manifestés de cette façon, on finalement gagné ; il n'y a plus d'Union soviétique, de Tchécoslovaquie, de Yougoslavie. (...) Il faut vraiment que face à cela, les Wallons ne s'en tiennent pas exclusivement à des institutions. Elles fonctionnent bien, mais n'entraînent pas ce sentiment d'appartenance. "
"Qu'est-ce que la définition d'une nation ? C'est d'abord un sentiment d'appartenance. (...) De Verviers à Tournai, il faut que ce sentiment d'appartenance soit un levier", a-t-il ajouté.












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