La présidente du parlement wallon, Emily Hoyos, a placé l'autonomie au centre de son discours. "Le fédéralisme fut aussi une revendication wallonne", a-t-elle rappelé en ces temps de discussion institutionnelle. A l'heure où d'importants mandataires socialistes et des bourgmestres ont évoqué la fin de la Belgique, prélude du "plan B", Mme Hoyos (Ecolo) a appelé à la réussite du plan A. "Attelons nous sans tarder à la réussite du plan A, avec un A comme avenir, qui permettra à notre pays, la Belgique, et à notre Région, la Wallonie, de commencer une nouvelle étape de notre histoire commune", a-t-elle déclaré. Selon elle, les responsables wallons ne pourront se contenter de prendre acte de nouveaux transferts de compétences. Ils devront poursuivre et amplifier les réformes lancées dans la Région.

La présidente du parlement wallon n'a pas rejeté l'idée d'une responsabilisation des entités fédérées, revendication des partis flamands et enjeu des négociations actuelles, mais l'a balisée.

"La solidarité est impensable sans responsabilité; ce n'est pas nouveau. Mais s'il s'agit aujourd'hui d'assortir la responsabilité d'indicateurs pertinents, objectifs et équitables, nous nous assurerons que cette responsabilité soit bien une opportunité de développement de notre Région, un moteur d'audace et d'innovation", a-t-elle expliqué.

Mme Hoyos a aussi insisté sur la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles. "Nos liens sont bien plus vieux que l'âge de nos deux Régions ou de celui de la Communauté qui nous unit", a-t-elle souligné, avant de faire remarquer qu'il revenait aux Bruxellois de décider de leur développement.