Après Jean-Jacques Viseur vendredi, Jacques Etienne, le bourgmestre de Namur, a évoqué à son tour ce samedi la scission de la Belgique dans son discours des Fêtes de Wallonie. Il a appelé les Wallons à ne pas avoir peur de prendre leur destin en mains. Mais la présidente du cdH, Joëlle Milquet, s'est distanciée des propos tenus par les deux maïeurs. La priorité demeure d'aboutir à un accord au niveau fédéral, a-t-elle rappelé, mais elle a tenu à préciser qu'elle ne désavouait pas les deux mandataires.

> LE DISCOURS DE JACQUES ETIENNE

Selon elle, chacun a son rôle: elle se charge avec d'autres personnalités du cdH de négocier un accord au niveau fédéral; les bourgmestres relaient quant à eux les préoccupations qu'ils entendent dans leurs contacts quotidiens avec les citoyens. "Il est normal que des bourgmestres parlent comme les gens de la rue. Nous, on est là pour faire de l'action politique et l'action politique que nous devons mener maintenant, c'est arriver à un accord au niveau fédéral", a-t-elle déclaré.

 

Pas de concertation avec le parti

Un peu plus tard, elle a précisé qu'elle sous-entendait par là que les bourgmestres étaient au contact quotidien de leurs concitoyens et entendaient leurs commentaires désabusés sur les négociations institutionnelles. Selon elle, les discours prononcés par MM. Viseur et Etienne n'ont pas fait l'objet d'une concertation avec le parti."Je les aurais rédigés de manière largement différente", a-t-elle affirmé.

Le ministre wallon André Antoine a dit comprendre la lassitude exprimée par les deux maïeurs mais il rejoint sa présidente: l'objectif demeure la conclusion d'un accord fédéral. "Je peux comprendre qu'à un moment donné le découragement et la lassitude de certains devant les discussions après tous les gestes qu'ont faits les francophones mais, aujourd'hui, la ligne du parti, c'est d'arriver à un accord au fédéral", a-t-il dit.