Si on devait voter demain, les partis contestataires, comme les appellent nos confrères du Soir, doubleraient presque leur score. En effet, côté francophone, ils totaliseraient ensemble 22,6% contre 13,3% aux élections de juin 2010. On y retrouve les populistes du PP, les partis plus à gauche que le PS comme le PTB ou le Mouvement de gauche, l'extrême droite ou encore des partis alternatifs comme le RWF.

Autre "surprise" de ce baromètre, le MR redevient 1er parti à Bruxelles, ex-aequo avec le PS. Les deux formations obtiennent 22,6%. Il y a 3 mois, le PS était légèrement devant avec 25,6% contre 21% pour les réformateurs. On constate vraiment une percée des libéraux dans la capitale, puisque le FDF, avec 11%, devient le 3ème parti. Suivent Ecolo (en baisse à 10,3%) et le cdH (en baisse aussi à 9%).

 

Léger recul des leaders wallons et flamands

En Wallonie, le PS est de loin le 1er parti avec 31,8% des intentions de vote (en légère baisse de 0,4% par rapport au dernier baromètre réalisé au mois de mars). Le MR est en léger recul aussi: 18,7% (contre 21,1% en mars). Ecolo, 3ème parti, baisse un peu et récolte 13%. Le cdH perd quelques plumes et passe de 13,6 à 11,8% des intentions de vote.

En Flandre, la NVA recule légèrement mais reste de très loin la première formation avec 36,6% des intentions de vote (38,4% en mars). Le CD&V, en légère hausse, est 2ème avec 16,1% et le sp.a, 3ème, avec 12,6% (13,3% en mars). Le Vlaams Belang est désormais à égalité avec l'Open VLD, les deux partis grappillent 1%. Groen occupe la 5ème place avec 7,2% des intentions de vote (8,1% en mars).

 

Di Rupo et De Wever toujours en tête

Du côté des cotes de popularité, Elio Di Rupo reste premier en Wallonie et à Bruxelles, même s'il perd un peu de crédit. Le Premier ministre est devant Guy Verhofstadt, Joëlle Milquet et Jean-Michel Javaux en Wallonie, devant Verhofstadt, Milquet et Picqué à Bruxelles. De Wever est plus que jamais en tête en Flandre, devant Kris Peeters et Elio Di Rupo, qui perd tout de même 10 points.