En 2005, la Chambre alors présidée par Herman De Croo, envisageait d'acheter un bâtiment derrière le Palais de la Nation où se trouvaient des services du Moniteur belge, de l'Institut national des statistiques et de la police. La Régie des bâtiments avait placé ce complexe, dont une partie était délabrée, sur une liste de biens immobiliers à vendre pour 22,5 millions d'euros. La Chambre avait alors rejeté cette piste, le projet ayant été jugé trop vaste et trop coûteux, et le complexe a finalement été vendu à Immobel pour 32 millions d'euros.

 

Remis en vente plus de 4 fois plus cher

La société immobilière a rénové un des bâtiments du complexe avant de mettre en vente le complexe entier, au prix de 139,5 millions d'euros. Et, surprise, le Collège des questeurs a cette fois signé l'acte d'achat, vendredi dernier. Une partie du complexe devrait être revendue, puisque ce dernier est toujours trop spacieux.

Cette acquisition entre dans le cadre d'une opération de rationalisation visant à regrouper sous un seul toit tous les services de la Chambre.

Critiqué par l'opposition, le président de la Chambre Patrick Dewael justifie ce choix par le manque de place actuel et la nécessité d'éviter des locations de bureaux onéreuses.

 

"La Chambre ne dispose pas du savoir-faire nécessaire"

Erik Moreel, directeur de gestion à la Chambre des représentants, a justifié les faits en expliquant que la Chambre ne dispose pas du savoir-faire nécessaire pour rénover ces bâtiments. "J'ignore d'où vient ce chiffre de 22,5 millions d'euros, peut-être concerne-t-il seulement une partie du complexe", relève Erik Moreel de passage à la radio, qui demande de replacer les choses dans leur contexte.

Cette acquisition permettra d'économiser 3 millions d'euros par an, soit le montant que la Chambre aurait dû payer si elle avait dû louer de nouveaux bureaux. En trente ans, plus de la moitié du montant de l'achat sera donc déjà amortie, a-t-il encore relevé.

En outre, le bâtiment en 2005 devait être entièrement rénové, une "opération gigantesque pour laquelle la Chambre ne disposait pas du savoir-faire ni du potentiel nécessaire".