Paul-Henry Gendebien, le président du parti qui prône le rattachement de la Wallonie à la France, et le secrétaire général de celui-ci, ont assuré leurs arrières : ils ont acheté la protection juridique et internationale du sigle et du logo de la formation. Le but ? Conserver ceux-ci en cas de scission du parti. Par ailleurs, une prochaine modification des statuts du parti, entre-temps suspendus, a été annoncée.

La Libre relève aussi la destitution des bureaux des comités d'arrondissement RWF de Liège et de Mons et une invitation "exclusivement personnelle" envoyée à une partie des membres pour un congrès organisé en janvier.

 

Deux versions s'affrontent pour expliquer ces dissensions

Selon Paul-Henry Gendebien et les siens, un groupe dissident s'est placé de lui-même à côté du parti et il s'est dès lors exclu lui-même. Celui-ci rétorque que le président a commis une espèce de putsch et que le RWF démocratique a désormais vécu, par la faute d'un président autoritaire.

Selon La Libre, les dissensions actuelles remonteraient au mois de septembre lorsque le parti aurait dû lancer la procédure de renouvellement de la présidence. Jean-Sébastien Jamart, rédacteur en chef de la revue Wallonie-France, qui s'en est plaint plus ouvertement que d'autres, fut exclu par le bureau exécutif le 21 novembre. Deux autres responsables, Jean-Claude Matrige, liégeois et Serge Havet, montois, également candidats à la tête du parti, ont été présentés par Paul-Henry Gendebien comme téléguidés par le FDF ou le concurrent, le parti Wallon.