Les nationalistes flamands de la N-VA ont demandé la démission de M. Daerden, jugeant son comportement au Sénat "inacceptable". "Il apparaît avoir trop bu et a vraiment tenu des propos d'ivrogne", a estimé le président de la NVA, Bart De Wever. "Si un employé quelconque arrivait à son boulot dans une telle condition et assistait à une réunion importante dans une telle condition, on le renverrait immédiatement. Pourquoi est-ce que ce serait différent pour un ministre?", s'est-il interrogé.

 

"J'ai fait toute ma réponse en néerlandais"

Lors de cette intervention jeudi, le débit du ministre est apparu saccadé et hésitant, mais il conteste formellement son état d'ébriété. "Qu'est-ce qu'elle veut la Flandre ? Que les ministres, surtout les ministres francophones, parlent le néerlandais. J'ai fait toute ma réponse en néerlandais. En ayant le choix des mots et en essayant d'avoir les bonnes intonations. Et après ça on dit que je suis saoul ? C'est à mourir de rire...", a déclaré Michel Daerden.

 

"Rien à voir avec l'alcool"

Elio Di Rupo, interviewé ce matin, a également défendu son confrère socialiste. "La manière avec laquelle il s'est exprimé n'a rien à voir avec l'alcool. Tous les échos que j'ai eus tendent à démontrer que sa réponse à la question du parlementaire était tout-à-fait normale", a expliqué le président du PS.

 

De Decker et Leterme prudents...

Le libéral Armand de Decker parle d’intox et d’accusations mensongères : "Il était dans son état habituel", explique le président du Sénat.

Le Premier ministre belge Yves Leterme, un temps allié avec les nationalistes, a rappelé samedi que "tous les ministres ont le devoir de remplir les fonctions qui leur sont confiées avec dignité".