Charles Michel, le ministre belge de la coopération au développement se trouve à Ramallah, en Cisjordanie où il assistait notamment à l’inauguration d’une école entièrement rénovée grâce à des fonds belges, explique Christophe Giltay. Mais au cours du voyage, Charles Michel s’est montré contrarié. En effet, la Belgique intervient sur trois domaines, l’éducation, la santé et la gouvernance à Gaza, et pourtant, les autorités israéliennes ont refusé que Charles Michel ne s’y rende. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Daniel Ayalon, lui a répondu que "autoriser un ministre à Gaza, c'est comme légitimer le Hamas".

 

Un pays qui délivre de l'aide à un autre devrait y avoir accès

Pour Charles Michel, il semble légitime qu’un pays européen puisse être représenté sur un territoire dans lequel il délivre de l’aide humanitaire et au développement. Contrarié, il a dit qu’il tenterait d’aborder ce sujet en conseil des ministres européen, afin de dégager une solution commune : "J’ai demandé de pouvoir me rendre à Gaza comme ministre en charge du développement humanitaire dès lors que la Belgique soutient des projets de développement à Gaza. Cette autorisation ne m’a pas été donnée par les autorités israéliennes. Demain, […] ce sera l’occasion pour moi d’exprimer le fait que je ne trouve pas cette situation acceptable. Par ailleurs, j’ai l’intention de faire état de ce point au conseil des ministres européen, pour tenter de vérifier si une position commune européenne ne peut pas être dégagée", a-t-il expliqué.

Si Charles Michel en parlera avec son homologue israélien, il y a toutefois peu de chances que les portes de Gaza lui soient ouvertes.