Benoît Cerexhe, invité de Pascal Vrebos, ce matin sur Bel RTL, affirme que "les francophones sont ouverts au débat sur une meilleure organisation à Bruxelles. Mais ce débat-là est vicié par les propos des hommes politiques flamands", ajoute le ministre qui affirme n'avoir jamais entendu de la part des Flamands des propositions de réforme des institutions bruxelloises visant à leur donner moins de pouvoir.

Le ministre lance lui-même cinq propositions. Il estime que les parlementaires bruxellois n'ont pas besoin d'être au nombre de 89. "On peut fonctionner à 50, 40 francophones et 10 néerlandophones", affirme M. Cerexhe.

Il estime aussi qu'il faut revoir les lois linguistiques et assouplir notamment les examens linguistiques trop sévères qui empêchent les administrations de trouver de bons candidats. Il veut aussi revoir le cadre linguistique qui impose la clé de répartition entre fonctionnaires néerlandophones ou francophones. Il plaide aussi pour la suppression de la Cocom (commission communautaire commune) et pour le transfert de ses compétences à la Région pour laquelle il demande enfin d'autonomie constitutive.