Le groupe de pression B Plus, qui milite pour une Belgique fédéraliste, a présenté lundi un ouvrage sur la situation communautaire et l'évolution de la Belgique, dont l'un des objectifs est de "rendre le débat communautaire au citoyen", selon son auteur et président de l'association, Gilles Vanden Burre.
 
L'asbl, partisane d'une réforme de l'Etat, part du principe que chacun peut faire évoluer la "question belge" et qu'une "écrasante majorité de gens veulent le maintien du pays".

 

B Plus veut utiliser le fédéralisme autrement

"Nous sommes convaincus que le système fédéral est mal utilisé", observe M. Vanden Burre, renvoyant a contrario au fonctionnement d'autres pays fédéraux. En Belgique, juge-t-il, le débat se focalise sur deux extrêmes que représentent, d'un côté, les séparatistes, rattachistes, etc. et d'un autre les partisans du statu quo.

"Il existe une troisième voie, celle d'un fédéralisme passant par une réforme de l'Etat, qui maintienne une solidarité forte et renforce l'efficacité du système", juge l'auteur.      

Au-delà des pistes déjà développées par B Plus (circonscription fédérale, Sénat communautaire, maintien des frontières de Bruxelles et création d'une Communauté urbaine, etc.), l'association plaide pour un changement de génération politique. "La nouvelle génération politique (30-40 ans) est beaucoup moins sensible aux questions communautaires, notamment parce que ceux qui la composent sont en quelque sorte des "enfants du fédéralisme"", affirme l'auteur, alors que la génération actuelle subirait davantage un système fédéral mis sur pied par ses prédécesseurs.      

Gilles Vanden Burre, "Oui! Une autre Belgique est possible", Luc Pire, 137 pages, 10 euros.